Des efforts qui portent leurs fruits

Maude-Josée Blondin... (François Gervais)

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Maude-Josée Blondin

François Gervais

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'histoire de Maude Josée Blondin en est une de courage, de détermination et de résilience. Mère monoparentale de trois jeunes enfants, elle a complété son baccalauréat en génie électrique à l'Université du Québec à Trois-Rivières avec une moyenne de 4,25 sur 4,3 et sa maîtrise avec le score parfait de 4,3 sur 4,3. Dans le cadre de son projet doctoral, elle a fait un stage d'études de six mois en Espagne l'hiver dernier, et elle séjourne présentement à Troy, dans l'État de New York, en tant que chercheure invitée au Rensselear Polytechnic Institute. Avec ses enfants!

La Nicolétaine est revenue à Trois-Rivières pour quelques jours, à la fin de novembre, pour recevoir son prix du meilleur mémoire de maîtrise pour le volet sciences naturelles et génie à l'UQTR. L'Université a profité de sa cérémonie de remise de prix et de bourses pour souligner l'obtention, par Mme Blondin, de la bourse Claudette MacKay-Lassonde octroyée par la Fondation commémorative du génie canadien.

Depuis son entrée à l'université, l'étudiante collectionne les bourses. Au-delà de la valorisation et de la motivation qu'elles procurent, ces aides financières sont essentielles pour qu'elle puisse poursuivre ses études. «Je ne vis que de bourses. Sans elles je ne pourrais pas étudier et faire vivre une famille. Je remercie l'univers pour ces bourses, parce qu'elles me permettent de continuer sans me casser la tête», confirme la future professeure.

Maude Josée Blondin a entrepris son baccalauréat en septembre 2007 et a donné naissance à sa première fille en mai 2008. Elle a accouché de son fils l'année suivante et pendant sa troisième grossesse, en 2010, le père de ses enfants l'a quittée définitivement. Monoparentale à temps plein, la jeune femme a terminé son baccalauréat en décembre 2012, a commencé sa maîtrise en janvier 2013 pour la finir en août 2014, et a entamé son doctorat le mois suivant.

La doctorante travaille sur le développement d'algorithmes d'optimisation pour l'industrie et a présenté ses travaux en Espagne, en France, en Finlande et en Autriche.

À son entrée à l'université, Mme Blondin a reçu la bourse Hydro-Québec Or pour la supériorité de son dossier. «J'ai tout de suite eu 3000 $, et ça m'a allumée pour les bourses de la fondation de l'UQTR que je ne connaissais pas», indique celle qui a reçu des bourses de Kongsberg Automotive, de l'Ordre des ingénieurs du Québec, de la Fondation CEU, de l'UQTR, du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).

«Je ne savais pas qu'il y avait autant de bourses qui existaient. Mais au bac, j'ai toujours donné le maximum de ce que je pouvais et mes notes étaient bonnes. Ça m'a aidée à aller chercher la première bourse. Après, c'est comme une chaîne: plus tu as de bourses, plus tu en reçois d'autres!», constate-t-elle.

Cette année, la doctorante a mérité la bourse Claudette MacKay-Lassonde, octroyée à une seule lauréate annuellement à travers le Canada. La récompense vise les femmes qui choisissent le génie et contribuent à son développement et son rayonnement. Notre Tête d'affiche joue d'ailleurs un rôle d'ambassadrice en tant que membre du comité régional de la Mauricie et du Centre-du-Québec de l'Ordre des ingénieurs du Québec.

«Comme responsable de la promotion, mon rôle est de faire connaître la profession chez les jeunes avec une attention particulière pour les filles. J'aime aller devant un groupe et voir des yeux qui allument», raconte celle qui est aussi membre du comité de programme des cycles supérieurs en génie électrique à l'UQTR.

«Dès que j'ai mis le pied à l'université, je ne voulais plus en sortir. Peu importe ce qui s'est passé dans ma vie, je continue. J'ai étudié de façon très concentrée, toujours en donnant le meilleur de ce que j'ai. Aujourd'hui, je me remercie de m'être écoutée, de m'être forcée.»

«Quand je me suis retrouvée monoparentale, j'ai vraiment pris une décision. J'avais la meilleure excuse du monde pour me laisser couler: j'avais trois enfants. J'avais mon idée en tête et j'ai pris la décision de ne pas me laisser couler. Tout ce qu'on fait, ça paye. Moi je veux voir le fruit de mes efforts et je vais continuer jusqu'à ce que je le vois. Je garde mon rêve en vie», conclut-elle.

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