Célébrer Bécancour et sa fierté retrouvée

Clairette Biron... (Olivier Croteau)

Agrandir

Clairette Biron

Olivier Croteau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Bécancour) La Bécancouroise Clairette Biron aime sa ville et en valorise les nombreux atouts, mais elle sait que sa constitution, il y a 50 ans, émane de mirages. Dans le texte de la chanson thème qu'elle a composée pour les festivités du 50e anniversaire de Bécancour, Mme Biron a réussi à illustrer l'évolution entre le «rendez-vous raté» qui a mené à la fusion des six secteurs, et le riche dynamisme qui colore la ville en 2015.

Psychoéducatrice de carrière, Clairette Biron a aussi porté le chapeau d'aubergiste en plus de développer sa passion pour le chant. La musique a toujours fait partie de la vie de la dame qui a entre autres dirigé la Troupe des Seigneuries pendant une vingtaine d'années à l'école secondaire de Saint-Pierre-les-Becquets, où elle travaillait.

Parallèlement à son emploi, elle s'est lancée dans l'aventure de l'hôtellerie avec son conjoint Yvon Beaulieu. Le couple a acheté le Manoir Bécancourt en 1985. Tous deux attirés par le chant, les aubergistes ont formé un duo qui a créé un spectacle de type revue musicale, notamment présenté au manoir. La fille de Mme Biron a racheté l'établissement en 2004 et le duo continue à chanter, mais surtout pour des événements bénéfices.

Clairette Biron a été approchée pour joindre le comité des fêtes du 50e anniversaire de la Ville de Bécancour. Elle a pu y exploiter son talent musical à travers la prise en charge de plusieurs activités culturelles intégrées dans la programmation, mais son implication a couvert un éventail plus large.

«J'ai accepté de m'impliquer parce que je considère important de soigner nos milieux de vie, de colporter de la fierté, de l'appartenance. L'organisation d'une fête peut être juste une succession d'événements, mais ça peut aussi être une belle démarche qui soude encore plus les liens», résume celle qui a contribué, avec les autres membres du comité, à définir les objectifs de la fête, consulter la population pour amasser les idées d'activités, et finalement concevoir une programmation visant toutes les générations.

«Quand j'ai écrit la chanson thème, je tenais à ce qu'elle reflète ce qu'on est, qu'elle soit cohérente avec nos valeurs. J'y parle de notre histoire, de comment on est devenu une ville. On est devenu une ville par accident. On s'est fait promettre le Klondike avec le projet de Sidbec et nous avons été déçus. Je voulais que ça se reflète dans la chanson sans que ce soit lourd», formule-t-elle.

«La sidérurgie s'en venait chez nous/Bécancour propulsée/Les voisines ont fusionné/Avec l'acier, rendez-vous raté/Chambardements, promesses à retardement», cite entre autres la chanson, en faisant référence à l'idée de créer une «cité de l'acier» qui accueillerait la société sidérurgique d'État Sidbec. Sidbec s'est finalement installée à Contrecoeur, et Bécancour a connu l'essor de son parc industriel dans les années 1970 et 1980.

La constitution d'un sentiment d'appartenance entre les citoyens des secteurs Gentilly, Sainte-Angèle, Saint-Grégoire, Bécancour, Sainte-Gertrude et Précieux-Sang n'allait pas de soi. «Quand on regarde notre géopolitique, Sainte-Gertrude est à 15, 20 minutes de Bécancour, Saint-Grégoire est tout près du pont... Mais on a pu constater avec les fêtes qu'on a redit notre fierté, on l'a renommée. Les gens qui étaient là il y a 50 ans ont connu les belles promesses et ont connu les déceptions. Ils ont refait leur fierté», observe Mme Biron.

Notre Tête d'affiche considère comme marquantes chacune des activités étalées de février à novembre 2015 pour célébrer la grande ville de Bécancour. «Chacun des événements avait un objectif précis», résume-t-elle avant d'énumérer la soirée inaugurale au Club de golf de Gentilly, qui a honoré les bâtisseurs de la Ville et mis en valeur les talents locaux à travers un grand spectacle, puis le Week-end du patrimoine, la journée des aînés, celle de la jeunesse et la journée familiale axée sur l'environnement.

L'inauguration de la place du 50e, au quai de Sainte-Angèle, figure parmi les legs de cette année de festivités conclue le 21 novembre par un gala de clôture.

Dans une perspective d'avenir, Mme Biron prêche pour l'audace: «Il ne faut pas avoir peur d'être entrepreneur, de développer des petites et moyennes entreprises. Il faut se lancer, pour dépendre le moins possible des grosses entreprises».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer