Récompensé pour l'ensemble de son oeuvre

Richard Dessureault... (François Gervais)

Agrandir

Richard Dessureault

François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pour Richard Dessureault, le bénévolat est une affaire de famille. Récipiendaire du trophée Micheline M. Villemure 2015 remis par le Centre d'action bénévole (CAB) de Grand-Mère, le retraité a multiplié les implications depuis 60 ans, souvent avec son épouse, et a transmis ses valeurs altruistes à ses enfants et petits-enfants. Le trophée mérité par notre Tête d'affiche couronne à chaque année l'«ensemble de l'oeuvre» de son lauréat.

Présentement, l'octogénaire siège au comité d'embellissement de la Ville de Shawinigan, est membre du comité pastoral du centre d'hébergement Laflèche, bénévole pour le courrier des jeunes du CAB de Grand-Mère et secrétaire-trésorier de la Fondation Richelieu. Il joue aussi du violon au sein de la formation Les messagers du bonheur, qui égaie les après-midis d'aînés en résidence, entre autres.

D'entrée de jeu, M. Dessureault tient à intégrer sa douce moitié Marie-Josèphe dans le récit de son parcours de bénévole. Il mentionne souvent «Marie» dans la nomenclature de ses activités, que ce soit dans les cours de préparation au mariage que le couple a donnés dans les années 1960, jusqu'à l'accompagnement de résidents du centre Laflèche dans un voyage en autobus adapté, cet automne, pour admirer les panoramas colorés. Mme Dessureault a elle aussi mérité le trophée Micheline M. Villemure en 2010.

Le modeste lauréat désire aussi accorder du crédit à ses parents. Natif du secteur Saint-Georges-de-Champlain, M. Dessureault a vu son père Armand fonder le conseil 2909 des Chevaliers de Colomb, contribuer à l'érection de la salle des Chevaliers et développer l'OTJ (Organisation des terrains de jeu) de Saint-Georges.

«Ma mère était dans les Filles d'Isabelle et dans le Cercle des Fermières. Il y a eu un effet domino: mes parents, moi, ma fille Josée, impliquée dans les Guides, et ses filles, qui ont reçu le trophée de Bénévolat Jeunesse du Centre d'action bénévole», énumère-t-il. En effet, sa petite-fille Sofiane Bompeix a mérité le prix en 2011 et sa soeur Mireille en 2015, lors de la soirée hommage qui couronnait aussi son grand-père.

Après ses études au Séminaire de Trois-Rivières, M. Dessureault a fréquenté l'école normale Jacques-Cartier à Montréal. Il a pris sa retraite de l'école secondaire du Rocher en 1990 après 33 ans comme enseignant de français et de théâtre. Dans les années 1970, il a joint la troupe de théâtre Les copains de Grand-Mère, et en 1979, on lui a confié la responsabilité du volet culturel de la finale des Jeux régionaux du Québec à Grand-Mère.

Par la suite, M. Dessureault s'est impliqué dans l'organisme Interculture Canada, qui coordonnait les séjours d'élèves internationaux venus étudier un an au Canada. Il fut entre autres responsable des familles d'accueil en Mauricie pour cette organisation.

Dans les années 1990, on a vuM. Dessureault faire du bénévolat à l'ouvroir où oeuvrait son épouse, et s'impliquer auprès des Guides de Grand-Mère. On lui a aussi confié la responsabilité du protocole pour les Fêtes du centenaire de la Ville de Grand-Mère en 1998. Le Shawiniganais a également chapeauté la collecte du Noël des Nôtres à la paroisse Saint-Jean-Baptiste pendant 12 ans.

Cet artiste dans l'âme avait suivi des cours de piano lors de ses études au séminaire. À la retraite, il a appris le violon et l'accordéon, et assure parfois l'animation musicale lors d'événements comme la Guignolée des médias ou le Noël des Nôtres.

M. Dessureault s'implique dans le Comité d'embellissement de Shawinigan depuis 1996. Il avait présidé celui de Grand-Mère avant la fusion municipale, et continue de siéger au sein du comité fusionné. Au milieu de toutes leurs activités, M. et Mme Dessureault trouvent le temps d'entretenir un grand jardin et un potager, «du15 avril au 15 octobre», précisent-ils en choeur.

L'ancien enseignant perpétue un peu sa vocation en étant l'un de ceux qui répondent au courrier des jeunes. «Des élèves du primaire nous écrivent des lettres, qui nous racontent leurs problèmes ou leurs inquiétudes et on leur répond. On essaie d'être positifs face à leurs déboires, on les encourage. Il faut s'occuper d'eux, ils sont sincères!», observe-t-il.

«Quand j'ai commencé à faire du bénévolat, je ne l'ai jamais fait pour les prix. Moi j'ai été heureux dans ma vie. C'est peut-être redondant comme réflexion, mais je veux redonner aux autres ce que j'ai reçu.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer