Michèle Mastriani: le bénévolat pour l'action et les rencontres

Michèle Mastriani... (Photo: François Gervais)

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Michèle Mastriani

Photo: François Gervais

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Comme plusieurs lauréats sélectionnés par le jury de Tête d'affiche, Michèle Mastriani fait preuve d'une grande modestie et se demande ouvertement pourquoi on l'a choisie... Pourtant, quand on consulte la liste des organisations pour lesquelles elle s'est dévouée depuis plus de 40 ans, on comprend que cette dame au grand coeur est un modèle d'humilité, certes, mais on déduit aussi qu'elle carbure à l'action. Et elle l'avoue, elle aime s'impliquer pour «voir du monde».

À 24 ans, Mme Mastriani avait déjà ses cinq enfants. «J'ai été mère à 18 ans, grand-mère à 38 ans et arrière-grand-mère à 61 ans!», précise la Shawiniganaise originaire du secteur Grand-Mère. Quand ses enfants étaient jeunes, elle s'est entre autres impliquée dans le club de patinage artistique Ook Pic, le club de natation Ici, puis dans l'organisation du hockey mineur et du tournoi pee-wee de Grand-Mère.

Depuis une vingtaine d'années, elle donne du temps au Centre d'action bénévole de Grand-Mère, pour lequel elle a notamment cuisiné des desserts pour la popote volante et accompagné des usagers à des rendez-vous médicaux. Elle est également auxiliaire bénévole pour le centre Laflèche depuis plus de 25 ans, et pour le téléthon du Noël des Nôtres depuis autant d'années. Présente à la collecte de sang des Filles d'Isabelle, toujours dans le secteur Grand-Mère, depuis 40 ans, elle a aussi vendu des oeillets pour la Société canadienne de la sclérose en plaques pendant 30 ans!

«Je suis bénévole pour les Cataractes de temps en temps. Je suis responsable des bénévoles pour leur tournoi de golf, et je fais la livraison des billets de saison», indique aussi la femme qui s'implique dans d'autres tournois de golf, dont ceux au profit de la Fondation du CSSS de l'Énergie et du Festival western de Saint-Tite.

Et si vous passez par les écuries pendant les 10 jours du festival western, vous risquez d'y apercevoir Michèle Mastriani à l'accueil. «J'y suis présente depuis une quinzaine d'années. Aussi, cette année, ma fille m'a demandé de dire la prière du cow-boy lors du dernier rodéo. Ça m'a tellement émue!»

Cette fille à laquelle Mme Mastriani fait référence, c'est Josée St-Pierre, présidente du Festival western de Saint-Tite. Elle-même désignée Tête d'affiche en septembre 2014, Mme Saint-Pierre avait cité sa mère comme source d'inspiration pour son intérêt pour l'implication sociale et le bénévolat. «La chance d'avoir récité la prière du cow-boy avec Josée, ça a été un beau moment, une belle reconnaissance», commenteMme Mastriani.

Depuis 1991, on a aussi pu trouver Michèle Mastriani dans l'organisation d'événements sportifs d'envergure. Elle fut bénévole pour les Jeux du Québec tenus à Shawinigan en 1991, puis à ceux de 2012. Non seulement s'était-elle activée sur le terrain pour les jeux de 2012, elle avait aussi contribué à la mobilisation pour les obtenir, deux fois plutôt qu'une. Elle a par ailleurs figuré à la liste des bénévoles des Jeux du Québec à Longueuil en 2014 et de Drummondville cet été, et espère pouvoir s'impliquer dans ceux de Montréal en 2016.

«J'ai aussi été bénévole aux Jeux du Canada à Sherbrooke en 2013. Je me disais que je ne pouvais pas manquer ça, des jeux d'été du Canada qui se tiennent au Québec! J'aime le monde. J'aime être dans le monde! À Sherbrooke et à Longueuil, je ne connaissais personne quand je suis arrivée là. C'est là qu'on apprend plein de choses et qu'on s'adapte!», note-t-elle.

La dame se nourrit aussi du fait que les athlètes, dans de tels rendez-vous sportifs, apprécient que les bénévoles soient là pour les accueillir, les guider, les orienter. Mme Mastriani se souviententre autres d'un athlète des provinces de l'ouest avec qui elle avait discuté pendant près d'une demi-heure, à Sherbrooke, de tout et de rien.

«Il m'a remercié de lui avoir permis de pratiquer son français, parce qu'il n'avait pas l'occasion de le faire chez lui», raconte-t-elle, en se souvenant de petites rencontres comme celles-là, qui justifient son implication.

La Shawiniganaise a également agi comme chauffeuse de courtoisie tous les jours de la tenue de la Coupe Memorial en mai 2012. «J'aime voir le monde. J'aime ça où il y a de la vie!», résume notre Tête d'affiche pour décrire ses motivations à s'impliquer.

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