La culture de l'entraide en action

Michelle Gélinas-Rheault... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Michelle Gélinas-Rheault

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

L'altruisme coule dans les veines de Michelle Gélinas-Rheault. C'est au sein de sa famille que la native de Saint-Barnabé-Nord a développé les valeurs de dévouement et de générosité qui l'animent encore aujourd'hui. Après avoir concilié travail et famille, cette infirmière de profession s'impliquemaintenant au sein de la Fondation régionale pour la santé de Trois-Rivières.

Mme Gélinas-Rheault est la quatrième d'une famille de huit enfants. Elle fait souvent référence à ses parents, décédés relativement jeunes, lorsqu'elle raconte son cheminement. «Jeune, je faisais beaucoup de bénévolat dans la paroisse. J'arrosais les fleurs du parc du Sacré-Coeur, par exemple... Vu que ma mère avait beaucoup d'enfants, c'est moi qui allais faire l'épicerie avec mon chariot à quatre roues et ma liste. J'avais 10 ans!», commence-t-elle à énumérer pour illustrer la genèse de son sens du service et de l'entraide.

La sexagénaire se souvient aussi avoir accompagné une religieuse missionnaire, à l'âge de 13 ans, dans les rangs et les villages des communautés rurales environnantes pour recueillir des dons destinés aux missions.

«Chez mes parents, on accueillait les quêteux. Ma mère leur donnait à dîner. Elle nous a habitués à être charitables avec ces gens-là. Dans le temps de Noël, on remplissait des paniers avec de la viande et des conserves et on allait les porter dans des familles pauvres», continue-t-elle.

Pour justifier son choix d'études en soins infirmiers, Mme Gélinas-Rheault résume: «J'aimais aider les gens, j'étais à ma place». Après avoir obtenu son diplôme du Cégep de Sainte-Foy, la nouvelle infirmière a travaillé trois mois à Québec avant de revenir à la maison familiale pour seconder sa mère dans le soin de son père atteint d'un cancer en phase terminale. «Il est décédé à 54 ans», précise la dame qui a par la suite travaillé au centre hospitalier Sainte-Marie.

«Je me suis mariée cinq ans plus tard, et ma mère est décédée cinq mois après mon mariage, à 58 ans. Pour moi ça a été une période très difficile et triste. Je devais m'occuper des finances de mes parents défunts et j'avais eu mes bébés à travers ça», confie-t-elle en ajoutant qu'elle assumait aussi des responsabilités envers ses quatre soeurs plus jeunes, encore aux études.

Par la suite, la mère de deux enfants a fait du bénévolat à l'école Val-Marie et au Collège Marie-de-l'Incarnation. Pendant les années où elle a élevé sa famille et exercé sa profession, elle a également donné de son temps au centre hospitalier Cooke, au Noël du pauvre et à la Fondation des maladies du coeur.

«Mon époux étant cardiologue et moi infirmière, nous avons transmis à nos enfants d'être portés vers les autres et d'aider les gens dans le besoin. Mon fils vient de débuter comme cardiologue à l'hôpital de Trois-Rivières et ma fille est en dernière année de résidence en psychiatrie. Je suis fière de mes enfants. Je m'en suis occupée, je les ai épaulés à travers leurs années d'études très exigeantes», formule-t-elle.

Maintenant, Mme Gélinas-Rheault se dévoue pour la Fondation de la santé de Trois-Rivières. À la fondation, on réfère à elle comme «un cadeau du ciel».

«Le fleuron de nos bénévoles, la crème de la crème, elle compte parmi les grands exemples de bonté, de grandeur d'âme et de générosité du coeur», décrit la directrice de la fondation Natalie Villemure. Humblement, la principale intéressée se limite à dire que son travail consiste à «faire des téléphones»...

«Mon but est de chercher des moyens pour recueillir de l'argent. Je sollicite beaucoup par téléphone. Avec les dons, les différentes spécialités peuvent se procurer de l'équipement plus sophistiqué, plus moderne», indique la bénévole qui s'implique dans pratiquement toutes les activités de financement de la fondation. Elle fait déjà la promotion du tournoi de golf du 24 août 2016, en insistant sur le fait que les participants ont droit à un bilan de santé sur place!

«Je veux exprimer ma reconnaissance à tous les nombreux bienfaiteurs. Votre apport permet de donner des soins de meilleure qualité à tous les malades de la région de Trois-Rivières», tient à mentionner notre Tête d'affiche, consciente de l'importance de la proximité et de la qualité des services de santé hors des grands centres.

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