Une force tranquille de la Classique

Alain Cloutier... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Alain Cloutier

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Loin d'être friand des projecteurs, Alain Cloutier préfère travailler sans relâche dans l'ombre. Depuis une douzaine d'années, c'est de cette façon qu'il contribue à faire de la Classique internationale de canots de la Mauricie un succès annuel.

Véritable mordu de l'eau - il a longtemps travaillé comme marin -, c'est néanmoins un pur hasard qui l'a amené à s'impliquer au sein de cet événement qui en était à sa 82e édition cette année. Alors engagé au sein de la Fondation rêve d'enfants, M. Cloutier a reçu un coup de fil du regretté Réjean Huard qui lui demandait un coup de pouce pour collecter les contributions monétaires des visiteurs.

De fil en aiguille, l'homme de 64 ans est ensuite devenu un rouage important de la Classique n'hésitant pas à apporter son point de vue à la table du conseil d'administration. En 2008, il a même hérité du poste de président pour la présentation de la 75e édition de l'événement canotier.

«C'était une belle expérience, notamment quand on avait organisé une course avec des canotiers plus âgés qui avaient participé aux plus anciennes éditions de la Classique. Par contre, je préfère travailler à l'arrière-scène. Avec un gars comme Stéphane Boileau à la tête de l'événement, on a la bonne personne pour être sous les projecteurs.»

Année après année, son mandat consiste principalement à veiller au bon déroulement du Défi Réjean-Huard, qui permet à des jeunes vivant avec deslimitations physiques ou intellectuelles de participer à une course d'une dizaine de kilomètresjumelés à des canotiers professionnels.

Sa tâche est toutefois loin de s'arrêter là. Fort de sa vaste expérience, il raconte être en quelque sorte l'homme à tout faire lorsqu'un besoin se fait sentir. Il n'hésite jamais à faire connaître son opinion lorsque de nouvelles idées sont proposées par les membres du conseil d'administration.

«Je donne un coup de main dans toutes les sphères de la Classique. J'aime aussi aider les jeunes qui commencent avec nous, question de les guider correctement. Ça demeure un travail d'équipe», note celui qui travaille comme concierge dans les servicesde garde d'école dans la région de Shawinigan.

Pour Alain Cloutier, son association passionnée avec la Classique internationale de canots de la Mauricie perdure grâce à son amour de la région. Chaque fois qu'il voyage, il se fait d'ailleurs un devoir de vanter les mérites de la Mauricie et sa rivière Saint-Maurice.

«On a une région fantastique. J'ai voyagé beaucoup et je n'ai jamais vu des personnes aussi remarquables que celles de la Mauricie. On a la chance d'avoir une rivière exceptionnelle.»

Quant à l'avenir de cet événement, qui a connu quelques années creuses avant de reprendre un nouveau souffle récemment, le bénévole shawiniganais rappelle que tout réside dans les efforts qui seront déployés par les dirigeants. «Les gens de la Mauricie croient en leur région. Plus on va mettre de gens sur la rivière, plus ça va en intéresser d'autres à vouloir se joindre à nous.»

Et pour ce faire, ce bénévole indispensable compte bien poursuivre ses efforts auprès d'une Classique qu'il adore tant.

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