Avocat dans la lutte au sous-développement régional

Jean Boulet... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Jean Boulet

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

Parallèlement à ses activités professionnelles, Me Jean Boulet plaide pour la lutte au sous-développement régional. Que ce soit dans les domaines de l'économie, de la santé, de la culture ou du communautaire, l'avocat associé responsable du cabinet Lavery à Trois-Rivières travaille à défendre la région et à promouvoir son essor, autant dans ses structures que dans les conditions de vie de sa population.

Après avoir fait sa marque comme président de la Chambre de commerce de Trois-Rivières et de la Fondation du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR), Me Boulet agit maintenant comme président du conseil d'administration de Centraide Mauricie. «Les valeurs de Centraide, c'est toujours ce qui m'a guidé dans mes implications: le bénévolat, le respect de la personne, l'ouverture à la diversité...», énumère-t-il en résumant ses motivations à investir temps et énergie dans sa communauté.

La première implication majeure, révélatrice pour le Saint-Titien d'origine, fut à la Chambre de commerce de Trois-Rivières. Comme membre du conseil d'administration, il faisait partie du comité en charge des déjeuners conférences. «Déjà à cette époque-là, j'étais préoccupé par le profil régional des conférenciers. Je trouvais que la tradition était toujours d'inviter des conférenciers de l'extérieur alors que je trouvais qu'il y avait beaucoup de potentiel dans la région», se souvient-il.

En présentant les conférenciers régionaux lors des déjeuners mensuels, Jean Boulet avait l'impression de contribuer au développement d'un sentiment de solidarité chez les gens d'affaires. «Ça m'a fait réaliser que les chambres de commerce traditionnelles étaient souvent des organisations qui faisaient des activités pour les membres, alors que pour moi, une chambre de commerce pouvait être un levier et devenir un instrument important de développement social et économique», poursuit-il.

Pendant sa présidence, en 1999-2000, Me Boulet était «extrêmement préoccupé par le sous-développement régional». «Je trouvais que notre musée était sous-financé, que notre université était victime de coupures que de grandes universités ne subissaient pas. Je trouvais qu'à bien des égards, on était désavantagé en termes d'investissements publics. Je faisais beaucoup d'interventions publiques pour stimuler le développement de notre région et intéresser les gouvernements, les décideurs à ce qui se passait ici.»

Après quelques années au conseil d'administration du Musée québécois de culture populaire, Me Boulet a joint celui de la Fondation du CHRTR, qu'il a présidé de 2005 à 2007. Il y a aussi diagnostiqué un sous-développement régional. Constatant que le manque de certains équipements nuisait au recrutement d'effectifs, Me Boulet a insisté auprès des médecins pour qu'ils participent aux activités de la fondation et qu'ils donnent, au bénéfice des patients qui auraient accès à de meilleurs soins, mais aussi au profit du personnel médical qui optimiserait ses conditions de pratique.

En 2010, Jean Boulet acceptait de présider le cabinet de campagne de Centraide. Il dit y avoir découvert la complexité, la multiplicité et la diversité des besoins dans la communauté. «On aide au-delà d'une centaine d'organismes, des organismes comme L'Accalmie pour personnes suicidaires, ou Accord Mauricie pour des hommes au comportement violent. On aide des banques alimentaires, des associations de personnes handicapées, des personnes qui veulent réintégrer le marché du travail, les centres d'action bénévole...», cite-t-il.

Me Boulet s'avoue «allumé» par ce soutien à la marginalité et à l'exclusion, et rappelle que les épreuves n'ont pas de classe sociale. «On a tous autour de nous des personnes qui bénéficient des services d'un organisme. Il y a des personnes riches qui pensent à se suicider, des personnes indigentes qui pensent à se suicider... Les problèmes de violence conjugale c'est indépendamment des moyens financiers...», illustre-t-il.

L'avocat est convaincu qu'ultimement, en combattant la marginalité et l'exclusion, on améliore la qualité de vie en Mauricie, et en améliorant la qualité de vie, on aide les entreprises à recruter et à retenir les gens.

Une des belles choses qu'a découvertes Jean Boulet dans son implication auprès de Centraide est la générosité exprimée par les personnes aux revenus plus modestes. «Environ 60 % de ce qui est recueilli à Centraide provient des campagnes en milieu de travail. Souvent, les personnes à revenu modeste sont les plus généreuses. Il n'y a rien de plus touchant qu'une personne qui gagne un salaire modeste et qui donne pour aider d'autres personnes. Au plan humain c'est un phénomène dont on ne parle pas assez», conclut-il.

mj.montminy@lenouvelliste.qc.ca

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