Embellir le territoire grâce à la nature

Jean-Pierre Verville... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Jean-Pierre Verville

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

À travers ses activités professionnelles d'inspecteur en bâtiment pour la ville de Bécancour, Jean-Pierre Verville a toujours eu à coeur la mise en valeur de son territoire. Que ce soit par la plantation d'arbres ou la restauration du vieux moulin de Saint-Grégoire, le Bécancourois retraité depuis 2006 a permis et permet encore à sa ville de s'embellir en valorisant ses atouts.

Dès le début de sa carrière, l'intérêt de M. Verville pour les arbres et la nature a pu être nourri. Dans le cadre de son travail, il suggérait parfois à des agriculteurs d'installer des haies brise-vents. En collaboration avec le ministère de l'Agriculture, ces haies contribuent à limiter le vent, contrer l'érosion et ainsi favoriser la culture. Inspiré par ce concept, le Centricois a proposé la plantation d'arbres à l'entrée du secteur du village-mère de la ville créée en 1965.

«En 1975, on a installé des arbres à l'entrée du village de Bécancour, mon village natal, de chaque côté de l'autoroute 30, de façon à atténuer le bruit et faire un écran visuel pour les résidents», raconte-t-il avant de parler d'un autre projet qui l'a occupé en 1976, et qui a abouti en la création de la halte routière située le long de la route 132 dans le secteur Sainte-Angèle-de-Laval.

«À l'entrée du village, il y avait un terrain vacant qui appartenait à la CIP et qui servait de dépotoir. On a formé un petit comité pour nettoyer ce terrain-là bénévolement», relate-t-il. La ville a par la suite acquis le site à condition qu'une vocation de parc y soit maintenue. La halte y est maintenant aménagée.

Dans un autre créneau, Jean-Pierre Verville s'est impliqué dans la sauvegarde du vieux moulin de Saint-Grégoire. «En 1994, le vieux moulin, c'était un tas de roches. Le moulin était classé monument historique, et à un moment donné, il s'est mis à pencher. Au lieu de le resolidifier, le ministère des Affaires culturelles, à l'époque, l'a simplement démoli, a laissé la roche là et a clôturé. On a voulu sauver le moulin et le reconstruire pas comme à l'époque, mais neuf.»

Un comité a choisi de reconstruire le moulin au coeur du village, le déplaçant de son endroit originel. Le but était d'optimiser le potentiel d'attrait historique et touristique du centre du village, où siégeait déjà l'église et la première école du village. «On a pris le tas de pierres, et bénévolement la population s'est impliquée de façon très généreuse», dit-il en citant notamment les citoyens qui ont fourni les fenêtres et le bois pour les planchers du moulin reconstruit avec sa pierre d'origine.

«Je suis fier, parce qu'on voulait sauver le moulin, fermer les portes et s'en aller chez nous. Aujourd'hui ce n'est pas ça: le moulin est mis en valeur! Quelqu'un qui arrête voir la petite école, l'église et le presbytère peut voir le moulin en même temps», se réjouit-il.

Puis au milieu des années 2000, peu avant de prendre sa retraite, M. Verville a initié la Journée de l'arbre à Bécancour. Depuis, chaque printemps, la population de Bécancour est invitée à se familiariser avec ce qui touche à la foresterie et l'horticulture, tout en pouvant rapporter des arbres à la maison. L'activité se tient dans le secteur Sainte-Gertrude.

M. Verville a reçu le prix Jean-Marc-Lavigne de la ville de Bécancour en 2010, pour récompenser son implication non seulement dans la Journée de l'arbre, mais dans la plantation de kilomètres de haies brise-vents dans chacun des secteurs de la ville, avec l'agronome Nicol Lemieux, décédé en 2011.

Et ce n'est pas tout! «En 2013, à la retraite, j'ai parlé de l'idée de faire le ménage au pied du pont Laviolette sur la rive sud. Ce projet est en marche et devrait se réaliser», partage M. Verville en parlant de la démarche qui devrait permettre à cinq zones du pied du pont de mettre en valeur leur potentiel environnemental. M. Verville et son acolyte Yves Mailhot, biologiste à la retraite, souhaitent entre autres prolonger la piste cyclable pour procurer un accès au fleuve du côté est du pont, et aux installations de Canards Illimités du côté ouest.

Présentement, l'étape en cours de réalisation touche la mise en culture de parcelles de terre avec panneaux d'interprétation près du bureau d'information touristique.

Vous pouvez entendre l'entrevue avec notre Tête d'affiche dans l'émission matinale Chez nous le matin, animée par Frédéric Laflamme, au 96,5 FM, entre 6 h et 9 h, ainsi que le reportage présenté

au Téléjournal Mauricie du dimanche.

Écrivez-nous à redaction@lenouvelliste.qc.ca

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