Lac-Édouard tatouée sur le coeur

Sandra Martel... (Photo: Audrey Tremblay)

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Sandra Martel

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

Qui prend mari prend pays. C'est ainsi que Sandra Martel s'est retrouvée à Lac-Édouard il y a 25 ans. À l'écouter parler de toutes ses implications, on n'a aucun doute que la municipalité, tout comme sa famille, n'a rien d'égal à ses yeux. Que ce soit avec la troupe de théâtre, les premiers répondants, les pompiers ou toutes les autres activités, elle redonne à sa terre d'accueil. «Je fais tout ça, mais je ne pourrais pas le faire tout seul dans aucun cas», se dépêche de dire Sandra Martel. Cette dernière empile les implications avec ses deux filles comme acolytes la plupart du temps.

Depuis plusieurs années, notre tête d'affiche s'implique au mieux-être de la communauté, comme premier répondant, un titre doublement important quand on sait que l'ambulance la plus proche doit parcourir plus d'une soixantaine de kilomètres pour se rendre au village.

«Quand les ambulances sont à une heure de route, les premiers répondants sont vraiment très importants. Notre formation et notre matériel, l'oxygène, le défibrillateur... Ça rassure vraiment beaucoup les gens du village de savoir que quand ils vont appeler le 9-1-1, il va y avoir quelqu'un en 5 à 6 minutes. C'est réconfortant pour eux.»

«C'est nous qui allons chercher les patients, en traîneaux, l'autre bord du lac... On part avec les moyens du bord, mais il y a toujours quelqu'un pour nous aider, c'est vraiment spécial. Les gens nous prêtent leur chaloupe, leur motoneige, et de leur temps. Il faut aussi passer les commandes, vérifier les dates d'expiration, faire l'entretien, l'inventaire, ce n'est pas juste on sort et on revient, mais on est très bien encadrés.»

D'ailleurs, de nombreux souvenirs se sont accumulés depuis 2001. Si la plupart du temps les premiers répondants interviennent pour des visiteurs, touristes, travailleurs qui ne donnent pas nécessairement de suivi, il en est autrement pour les gens du village de 167 âmes.

«On a des suivis quand ce sont les gens du village, et les gens prennent la peine de nous remercier. J'ai déjà eu une carte d'une madame qui nous disait qu'on avait évité le pire en intervenant rapidement avec l'oxygène. Cette carte-là, c'était vraiment beau et touchant. Ça, c'est ta paye! C'est une paye émotionnelle», explique Sandra Martel.

Des beaux moments, elle en a également avec la troupe de théâtre à laquelle elle s'est jointe en 1997.

«Chaque année, tout le monde souhaitait que la troupe revienne. Gilles Latulippe est même venu gratuitement pour nous aider à ramasser de l'argent. Il a même joué avec nous. Il est venu deux fois. C'est vraiment un bon souvenir, il était si fin», souligne-t-elle.

Plusieurs de ces activités servent à amasser du financement pour l'église, un des joyaux du village.

«Sans l'église dans le village, ce serait mort. Les gens ont intérêt à la garder ouverte et ça prend des gens pour amasser de l'argent et ça nous tient à coeur. On essaie de trouver des idées pour ramasser des sous, pour ne pas toujours faire la même chose.»

Elle s'implique également dans les célébrations à l'église, notamment la messe de minuit. «On veut absolument une messe de minuit, alors on décore, on fait la crèche, on s'occupe des lectures, on met de la musique.»

Dernièrement, Sandra s'est jointe aux pompiers de Lac-Édouard avec ses filles. Un autre beau défi pour la femme qui déborde d'énergie.

Sandra Martel donne également de son temps pour les soirées de musique du Lac-Édouard, le bingo, le comité d'embellissement et le festival d'été mis sur pied par ses deux filles Moly et Madyson.

«Depuis qu'elles sont petites qu'elles font du bénévolat. Il y a cinq ans, elles ont mis sur pied le festival d'été, et ça n'arrête pas de grossir! Moi, je suis derrière elles à 110 % et je les aide là-dedans. On est bien ensemble.»

«Je pense que les gens ont besoin de divertissement et les gens sont super! Ils embarquent dans tout ce que l'on fait et ils dépensent leurs sous pour nous encourager», a-t-elle conclu.

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