L'importance de maintenir le goût d'apprendre

Danielle Bolduc... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Danielle Bolduc

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

Danielle Bolduc parle encore au temps présent et s'inclut dans le sujet en utilisant le pronom «on» quand elle discute de la Commission scolaire de l'Énergie. Bien qu'elle ait quitté la présidence du conseil des commissaires de l'organisation en novembre dernier, la passion de Mme Bolduc pour le milieu de l'éducation et ses enjeux continue de vibrer.

Assise à la cuisine de sa maison de Notre-Dame-de-Montauban, la native de Saint-Raymond-de-Portneuf raconte la genèse de son implication. «J'ai une fille de 47 ans et j'ai commencé à m'impliquer dans les années 70 à Deschambault, où nous demeurions. Avec quelques femmes, nous avions organisé des activités dont une fête où des personnes âgées venaient nous parler du Noël d'antan.»

Par la suite, Mme Bolduc est déménagée à Notre-Dame-de-Montauban et a eu trois autres enfants. On l'a alors vue dans le comité d'école et son conseil d'orientation. «Je trouvais important d'être impliquée. Je trouvais dommage de voir que les enfants avaient toujours le goût d'apprendre, et qu'à un moment donné, à l'école, ils perdaient ce goût-là.»

À l'école primaire de sa localité, Mme Bolduc et son équipe ont entre autres développé le projet Forêt à l'école pour inculquer aux enfants la fierté de leur milieu, ainsi qu'un programme de gestion du stress ciblant notamment les enfants avec des difficultés d'apprentissage ou des problèmes de comportement.

Une fois ses enfants rendus au niveau secondaire, Danielle Bolduc les a suivis et a intégré les structures de l'école Paul-Le Jeune à Saint-Tite, d'abord dans le comité d'école. Puis de 1995 à 1998, elle a représenté les parents au sein du conseil des commissaires de la Commission scolaire Normandie, et lors de la fusion de 1998 elle est devenue commissaire pour la Commission scolaire de l'Énergie. Elle fut nommée vice-présidente en 2003, puis présidente en 2006.

Parmi les réalisations dont elle est fière, Mme Bolduc énumère le projet TGV Net, ayant permis l'implantation d'Internet à haute vitesse sur l'ensemble du territoire en collaboration avec les municipalités, l'essor de l'école forestière de La Tuque et la création de l'école alternative à Saint-Mathieu-du-Parc à partir d'un projet émanant du milieu.

Mais les défis étaient nombreux. «Ç'a été des années difficiles quand je suis arrivée comme présidente. On commençait à critiquer les commissions scolaires en disant que ça coûtait trop cher, que c'était inutile... Les dernières années, on ne pouvait plus faire de développement. On ne pouvait presque plus avoir de projets parce qu'on n'avait plus d'argent.»

«Si vous voyiez tout le travail fait dans les écoles pour aider les enfants en difficulté! La Commission scolaire de l'Énergie, ce n'est pas un territoire riche. Il y a beaucoup de fermetures d'usines. Ça fait des enfants qui sont inquiets, insécures. Ils vivent ce que les familles vivent», indique Mme Bolduc, qui vante le dévouement des gens qu'elle a côtoyés dans les écoles et au centre administratif de la commission scolaire.

Évidemment, la préoccupation pour les jeunes en difficulté doit demeurer une priorité, mais Mme Bolduc juge qu'il ne faut pas oublier les élèves plus doués. «C'est aussi important le service aux élèves qui sont performants mais qui s'ennuient peut-être dans certaines classes. Il faut considérer ceux qui fonctionnement bien, qui veulent plus.»

La question de l'intégration est également un de ses soucis. «Moi au départ, je suis peintre. J'ai trouvé difficile le système scolaire quand j'étais jeune. J'ai même été décrocheuse. Mais je suis autodidacte, j'adore apprendre. Je ne voulais pas que mes enfants perdent le goût d'apprendre. C'est ce que je voulais qu'on maintienne dans les écoles, le goût d'apprendre. J'ai trouvé la réforme fascinante parce qu'on intégrait tous les enfants. Celui qui avait moins de potentiel était aussi important au sein du groupe. Mais la réforme a été beaucoup déformée...»

Parallèlement à ses fonctions, Mme Bolduc a siégé au sein du CLD Mékinac, de la SADC de la Vallée-de-la-Batiscan et de la Conférence régionale des élus. Elle fut aussi membre de l'organisation de la Finale des Jeux du Québec à Shawinigan et du Rendez-vous panquébécois de Secondaire en spectacle, et membre de regroupements féminins.

L'heure de la retraite ayant sonné, la dame souhaite renouer avec ses premières amours, la peinture, avec un intérêt particulier pour l'art thérapie.

Vous pouvez entendre l'entrevue avec notre Tête d'affiche dans l'émission matinale Chez nous le matin, animée par Frédéric Laflamme, au 96,5 FM, entre 6 h et 9 h, ainsi que le reportage présenté

au Téléjournal Mauricie du dimanche. Écrivez-nous à redaction@lenouvelliste.qc.ca

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