Plaidoyer pour l'intégration

Luc Belle-Isle... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Luc Belle-Isle

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

Pour le directeur général de la fondation Le Parrainage Luc Belle-Isle, il est important d'intégrer dans les activités de financement les personnes pour lesquelles on amasse des fonds. Il en donne comme démonstration le succès de l'ascension du Mont Washington par dix personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l'autisme en octobre dernier. C'est pour cette clientèle que la fondation Le Parrainage oeuvre.

Plusieurs mois après l'activité qui a recueilli plus de 18 000 $, Luc Belle-Isle en parle encore avec émotion.

«Le monde pleurait au sommet. Le lendemain, sur le chemin du retour, c'était le silence dans l'autobus; les gens étaient comme en état de choc. Et le lundi, je me sentais inutile dans mon bureau. On avait atteint quelquechose de trop fort!», commente-t-il en évoquant l'aventure des 10 athlètes accompagnés par 44 autres personnes dévouées à la cause.

«C'était très exigeant. Ce qu'on veut, c'est amener nos usagers à quelque chose de plus. Les intervenants font un très beau travail. Ils font un accompagnement dans un cheminement de vie. Mais nous, on veut aller plus loin et leur permettre de sonner une cloche dans leur tête. On veut pouvoir leur dire: Tu es capable de faire ça. Ce n'est pas parce que tu es différent que tu n'es pas capable»», ajoute l'homme qui dirige la fondation depuis avril 2012.

Cette fondation est rattachée au Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement (CRDITED) de la Mauricie et du Centre-du-Québec - Institut universitaire. Ressource de dernier recours, elle aide des gens présentant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l'autisme, en finançant des volets précis comme le répit aux familles, l'acquisition de matériel spécialisé ou la participation à des activités de loisirs comme des camps de vacances.

«Les besoins sont grandissants. Les demandes augmentent de 15 % à 20 % d'une année à l'autre, et les montants augmententaussi. L'argent est de plus en plus rare, alors il faut travaillerde plus en plus fort», constateM. Belle-Isle.

Dans le volet d'acquisition d'équipement, on peut penser par exemple à l'achat d'un vélo assisté quand le profil de l'usager ne correspond pas à tous les critères pour bénéficier d'un programme gouvernemental, ou encore à l'achat d'une tablette pour qu'un enfant puisse continuer à utiliser chez lui un outil supporté par cette technologie.

«La fondation va de plus en plus intégrer les personnes. On a le Tri-Défi à l'île Saint-Quentin. Cette année, on va intégrer des personnes avec des déficiences intellectuelles ou des troubles du spectre de l'autisme dans des équipes», indique le directeur de la fondation Le Parrainage.

On peut dire qu'il s'agit d'une troisième carrière pour Luc Belle-Isle, qui a travaillé une douzaine d'années comme arpenteur avant de se réorienter en informatique. Il a créé et géré son entreprise dans ce domaine, jusqu'à ce qu'il vende ses parts à ses associés il y a trois ans. C'est à ce moment qu'il a pris la direction de la fondationLe Parrainage.

«Je me suis découvert un côté philanthropique. Quand tu fais du bénévolat, tu te trouves à donner. Moi, j'ai eu une belle vie, une belle éducation, des parents qui m'ont très bien élevé. C'est une façon de redonner à d'autres», réfléchit-il. Du bénévolat, M. Belle-Isle en avait déjà fait et en fait encore. Depuis 2004, il est dans l'organisation du Grand Prix de Trois-Rivières.

«Je suis directeur de l'accréditation et du service accueil. L'an dernier, j'avais 13 comités à gérer. Je suis au Grand Prix pour aller chercher de l'adrénaline. C'est tellement puissant! Les gens n'ont pas idée de toute la logistique derrière l'événement. Il y a 1000 bénévoles!», partage Luc Belle-Isle, qui s'est aussi impliqué dans l'organisation de la coupe Memorial à Shawinigan en 2012et pendant quatre ans dans celle des Nuits polaires de Trois-Rivières avant que l'événement ne soitcédé à la Corporation de l'Amphithéâtre.

«J'aime faire de l'événement majeur. La fondation aussi, c'est de l'événement. J'ai l'âme d'un organisateur d'événements, c'est certain. Je suis rassembleur, je m'entoure des bonnes personnes. Je suis un gars d'équipe», résumecelui qui donne annuellement plus de 200 heures de bénévolat au Grand Prix.

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