De l'espoir dans la lutte au cancer

Ginette Mercier... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Ginette Mercier

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

«Ce n'est pas seulement triste. C'est ce qui est beau: ce n'est pas juste la maladie, c'est aussi la vie qui sort de là.» Voilà ce qu'apprécie Ginette Mercier quand elle parle du Relais pour la vie de la Société canadienne du cancer, dans lequel elle s'implique depuis huit ans pour la région de Nicolet-Bécancour.

Comme la plupart des gens, la résidente du secteur Saint-Grégoire a côtoyé plusieurs personnes de sa famille et de son entourage qui ont dû faire face au cancer. Son père en est décédé en 1973, et son départ a été difficile à accepter, confie-t-elle. C'est en repensant particulièrement à lui qu'elle a répondu à une annonce sollicitant des bénévoles pour démarrer un Relais pour la vie dans son secteur.

«C'était en 2007, pour un premier relais à Saint-Grégoire en 2008. Nous étions quatre pour l'organiser, en comptant le permanent de la Société. On n'avait rien. On louait une grande tente, on louait les tables, et c'était des sandwiches qu'on offrait aux survivants. On faisait tout!», se souvient la dame qui s'occupe entre autres des luminaires allumés le long du parcours en hommage à un disparu, ou comme encouragement à quelqu'un qui combat la maladie.

Technicienne en administration de métier, Mme Mercier est aussi chargée de la comptabilité reliée à l'événement-bénéfice annuel. Depuis 2008, on peut dire que celui-ci a doublé, si on tient compte du nombre de bénévoles impliqués et du nombre de participants.

«Aujourd'hui nous sommes six sur le comité organisateur, plus le permanent de la Société. Certains bénévoles qui ne font pas partie du comité prennent de grosses tâches comme la charge du restaurant, par exemple. Au début, nous avions une quinzaine d'équipes participantes, et nous sommes rendus à plus de 30. Je trouve cela magnifique pour une place comme ici. On a un grand territoire, mais pas un si gros bassin de population.»

En 2014, le Relais pour la vie de Nicolet-Bécancour a permis d'amasser 108 815 $. Trente-quatre équipes et 85 «messagers de l'espoir» (des survivants de la maladie) avaient marché sur le circuit aménagé au terrain des loisirs du secteur Saint-Grégoire. Le parcours était éclairé par 2746 luminaires. Pour l'édition du 20 juin 2015, les organisateurs ont fixé l'objectif à 110 000 $.

«On ne fait pas grand-chose comparativement à tout l'argent que ça prend pour la recherche, pour aider les gens et pour la prévention», considère modestement Mme Mercier, qui conjugue son implication bénévole avec son emploi chez les Soeurs de l'Assomption de la Sainte Vierge de Nicolet.

Quand elle songe à l'événement de juin qu'elle commence à planifier en octobre, Mme Mercier évoque deux moments plus marquants. «Lorsque les messagers de l'espoir font le tour, tout le monde applaudit le long du parcours. Certains sont encore malades et le font, et sont fiers de le faire. C'est un des moments les plus touchants. Quand on allume les luminaires aussi, c'est féérique. Les gens arrêtent de parler. C'est comme si on allumait une lueur d'espoir dans cette maladie mortelle-là.»

Ginette Mercier a travaillé à la Ville de Bécancour de 1971 à 2008 avant de migrer vers l'emploi à la congrégation. C'est auprès du club de patinage artistique de sa fille qu'elle a commencé à s'impliquer dans son milieu.

Par la suite, elle a intégré l'équipe du défunt Festival des montgolfières de Bécancour à l'invitation de Martine Pépin, côtoyée à la Ville de Bécancour. «C'était pour m'occuper des bénévoles. Ça me coûtait un peu. Je ne connaissais pas assez de gens pour recruter tous les gens dont ils avaient besoin. Je n'avais jamais fait ça!», se souvient celle qui devait aussi concevoir les horaires et superviser l'action des bénévoles.

«Dans les plus grosses années, on avait près de 100 bénévoles. J'étais contente parce que je me suis aperçue que j'étais capable, malgré ma gêne, d'aller parler aux gens, de les gagner à se joindre à nous et de gérer ça. Je me suis surprise moi-même. Ça m'a montré quelque chose de moi que je ne connaissais pas. Je crois que le bénévolat, on le fait pour nous, dans le fond», conclut Mme Mercier, qui donne aussi de son temps à la bibliothèque de son secteur.

Vous pouvez entendre l'entrevue avec notre Tête d'affiche dans l'émission matinale Chez nous le matin, animée par Frédéric Laflamme, au 96,5 FM, entre 6 h et 9 h, ainsi que le reportage présenté au Téléjournal Mauricie du dimanche.

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