Le bénévolat pour s'impliquer et travailler

Carole Chevalier... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Carole Chevalier

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

L'implication dans sa communauté est au coeur de la vie de Carole Chevalier depuis longtemps. Le poste de directrice générale du Centre d'action bénévole (CAB) du Rivage ne pouvait mieux lui convenir. De l'Arbre des oubliés au combat pour la survie de l'hôpital Cloutier en passant par l'administration de caisses, son parcours est motivé par le désir d'aider.

Native de Deschambault,Mme Chevalier est arrivée dans le secteur Cap-de-la-Madeleine à l'âge de 18 ans. Deux ans plus tard, on la retrouvait à la distribution des paniers de Noël des Artisans de la paix. Initialement formée en secrétariat médical, elle a travaillé à l'urgence du centre hospitalier Saint-Joseph, avant d'intégrer l'équipe de l'ancienne municipalité de Sainte-Marthe-du-Cap.

«J'ai été responsable des services à la communauté, responsable du cabinet du maire, agente d'information, directrice des services professionnels... Ce fut une très belle école pour moi», énumère-t-elle. Lors de la fusion des villes,Mme Chevalier a choisi de retourner aux études, en gestion des ressources humaines.

Elle assure la direction générale du CAB du Rivage depuis 2005. «Ce qui m'a accrochée, c'est que c'était dans les anciens secteurs où je m'impliquais bénévolement soit le Cap, Sainte-Marthe etSaint-Louis-de-France. Je me suis dit: Un réseau de bénévoles! J'ai toujours été bénévole, je vais arriver en terrain connu!»»

Carole Chevalier a fait partie de l'organisation de l'Arbre des oubliés pendant 15 ans et l'a présidée quelques années. «On venait en aide aux organismes de l'est du territoire de Trois-Rivières à l'approche des Fêtes», rappelle la dame qui s'était aussi impliquée dans le club Optimiste deSainte-Marthe et dans le déploiement du carnaval du secteur.

Avant la fusion, Mme Chevalier représentait sa municipalité au sein de la Chambre de commerce de Cap-de-la-Madeleine.

«Puis j'ai présidé la chambre pendant deux ans lors de la réforme Rochon, en santé. Habituellement, on préside seulement une année sauf que la réforme était tellement majeure... Ils voulaient fermer l'hôpital Cloutier, alorsle conseil d'administration m'a demandé de faire un mandat supplémentaire pour essayer de le sauver.»

«Je présidais le comité de survie. Ce fut une expérience terrain incroyable. Oui on a perdu des emplois à Cloutier, mais au moins le centre a connu une autre vocation. Ça a été une belle bataille, une belle réussite», partageMme Chevalier.

Par la suite, elle fut sollicitée pour joindre le conseil d'administration de la caisse Sainte-Madeleine. «Les finances et moi, c'est deux choses. Mais la caisse s'était tellement investie dans des projets avec la Ville de Sainte-Marthe que j'ai vu ça comme un retour des choses. Je suis tombée dans la marmite!», relate celle qui, 17 ans plus tard, est présidente du conseil régional Mauricie pour Desjardins.

Cette fonction lui permet de siéger avec les 16 autres présidents régionaux à la même table que la présidente du Mouvement Desjardins. Elle est aussi membre de la commission des ressources humaines et du comité retraite du mouvement Desjardins.

«Tout ça demande beaucoup de formations, de réunions, de préparation, de lecture de documents», confie celle qui divise sa semaine entre Desjardins et le CAB du Rivage.

L'organisation qu'elle gouverne vient en aide à plus de 1800 personnes grâce à quelque 300 bénévoles, et concentre sa mission dans le soutien au maintien à domicile. La popote volante, les visitesd'amitié ainsi que l'accompagnement et le transport médical comptent parmi les principaux services proposés aux gens plus vulnérables.

«On a 100 bénévoles pour la popote roulante. On livre un repas chaud trois jours par semaine à 150 personnes. J'ai déjà fait la livraison, et je suis revenue bouleversée. Il arrive que quand on dépose le repas, la personne nous demande si on n'aurait pas cinq minutes pour jaser. On est peut-être la seule personne qu'elle va voir dans la semaine. C'est déchirant», illustre-t-elle.

Les dividendes de l'altruisme rejaillissent aussi sur ceux qui le pratiquent. «La plus grande richesse de l'implication bénévole, c'est le réseau de contacts qu'on développe. Mes meilleurs amis sont dans mes implications bénévoles parce que ce sont des gens passionnés, qui croient profondément en ce qu'ils font.L'implication bénévole a été la plus grande richesse de ma vie. Ça m'a permis de me développer, d'évoluer en côtoyant cette richesse humaine-là», soutient Carole Chevalier.

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