Un modèle par ses actions

André Alie... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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André Alie

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

«Être un modèle pour les jeunes? Ils voient que je suis un prof en forme. Donc pour moi il vaut mieux agir que parler.» André Alie est enseignant en éducation physique à l'école secondaire La Découverte à Saint-Léonard-d'Aston. En tant que «prof en forme», il a complété sept Ironman, dont celui du fameux championnat du monde tenu à Hawaï en octobre.

Les compétitions d'Ironman combinent des épreuves de3,8 km de nage, 180 km de vélo et 42,2 km de course. Pour mériter une place au championnat mondial, André Alie s'est classé neuvième dans son groupe d'âge et 45e sur 2600 participants au Championnat nord-américain de Mont-Tremblant en août, avec des temps de 9 h 51m 22s.

Le natif de Saint-Léonard-d'Aston s'est initié au triathlon en 2006 et a participé à son premier Ironman en 2008. «Le sport a toujours fait partie de ma vie», résume celui qui a commencé à jouer au hockey et à la balle rapide enfant, dans son patelin.

«J'ai toujours voulu jouer au hockey. Comme presque tous les petits gars, je rêvais de jouer dans la ligue nationale. Même si ça n'a pas fonctionné, le hockey m'a permis de vivre de belles expériences», indique le sportif qui a quitté la maison familiale à 15 ans pour aller jouer au niveau midget AAA à Magog.

Après un passage chez les Cataractes de Shawinigan et les Patriotes de l'UQTR, il a évolué dans diverses ligues semi-professionnelles du Québec, de Louiseville à Rivière-du-Loup en passant par Thetford Mines, Saguenay et Trois-Rivières. En 2001, il a aussi joué au sein des Corsaires de Nantes, en France.

André Alie enseigne l'éducation physique à l'école secondaire de Saint-Léonard-d'Aston depuis 2004. En parallèle au projet de construction d'un aréna dans la localité, il a développé avec deux confrères un projet de programme de hockey scolaire.

«On savait que l'aréna se construisait, et on voulait qu'il soit utilisé! On voyait aussi qu'il y avait de plus en plus de hockey dans les écoles. On a voulu offrir un volet hockey en milieu rural, accessible à un moindre coût», raconte-t-il en parlant de ce volet sportif qui inclut aussi le softball. Les quelque 90 élèves inscrits dans le programme consacrent six périodes par neuf jours à la pratique du hockey de septembre à avril et du softball pour le reste de l'année.

L'aide de la Fondation des Canadiens a permis l'achat d'équipement pour les jeunes, qui ne pouvaient transporter le leur dans les autobus scolaires. Comme l'équipement appartient à l'école, la pratique du sport devient plus accessible. «Ça active les jeunes, ça les motive à venir à l'école. Ça contribue à diminuer le décrochage», observe l'enseignant.

Toujours dans un souci de rentabiliser et d'occuper le nouvel aréna, André Alie a consacré une partie de ses énergies à l'essor de l'équipe du Bigfoot de Saint-Léonard-d'Aston, dans la Ligue senior A de la Mauricie. «On voulait tellement que l'aréna marche! Et on voulait aussi offrir du bon hockey», résume celui qui fut capitaine de l'équipe lors de ses deux premières saisons et qui l'a menée à la conquête de la coupe en 2013, en marquant le but gagnant en prolongation.

Maintenant retiré du hockey comme joueur, M. Alie est entraîneur adjoint de l'équipe et fait partie de son conseil d'administration. C'est dans une première pause du hockey, à l'âge de 32 ans, qu'il s'est initié au triathlon.

«Je ne m'entraînais plus pour le hockey, et ça me prenait un défi. Le triathlon m'allumait. Après avoir fait un Ironman, mon objectif était d'aller à Hawaï».

«Quand j'ai commencé le triathlon, je n'avais jamais nagé ni vraiment couru. Le message que je lance aux jeunes est de croire en leurs rêves, aussi grands puissent-ils être. Je leur dis aussi d'ignorer ceux qui pensent qu'ils ne seront pas capables», formule celui qui a lui-même défié ceux qui ont douté de lui.

André Alie a accepté la présidence d'honneur du demi-marathon des couleurs de Bécancour. «Tout ce qui promeut la santé et les saines habitudes de vie, ça vient me chercher. Faire de l'activité physique, ça ne fait pas que du bien au corps, ça fait du bien au moral», conclut l'athlète qui vise un autre départ à Hawaï pour 2015.

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