Monsieur sport amateur

Michel Morissette... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Michel Morissette

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

Son expertise est reconnue aux quatre coins de la Mauricie. Acteur de nombreuses causes reliées au sport amateur dans la région, Michel Morissette incarne, depuis près de 40 ans, l'une des figures de proue du monde des loisirs.

Coordonnateur des Jeux du Québec pour la Mauricie entre 1977 et 2001, notre Tête d'affiche a vu défiler sous ses yeux des milliers d'athlètes et presque autant de parents. «Vers la fin des années 1990, alors que j'accompagnais encore nos délégations aux Jeux d'hiver ou d'été, j'ai reconnu plusieurs de mes premiers athlètes qui suivaient désormais leurs enfants. Ça veut tout dire!»

Originaire de Joliette, il a déménagé du côté de Shawinigan-Sud à 10 ans. Accro aux sports, il a pratiqué le baseball mais a également offert de son temps comme arbitre dans bon nombre de disciplines.

Ainsi, les Mauriciens l'ont vu officier au baseball, au handball, au volleyball ainsi qu'au football. Il a même porté les couleurs des Électriks du Collège Shawinigan en volleyball. «J'ai gagné une partie de mes études en arbitrant. C'était naturel pour moi, je m'intéressais à presque tous les sports», raconte celui qui a notamment décroché sa certification de niveau 5 comme officiel au baseball.

«À une certaine époque, les arbitres voyageaient dans le même autobus que les joueurs. Tu avais donc intérêt à ce que tout le monde soit de bonne humeur au retour!»

À la suite de ses études en récréologie à l'UQTR, Michel Morissette a reçu quelques contrats, avant d'accepter le poste des Jeux du Québec, offert par le Conseil des loisirs de la Mauricie, aujourd'hui l'Unité régionale de loisir et de sport de la Mauricie.

Au tournant des années 2000, fort d'une riche expérience à côtoyer les athlètes, il avait aussi développé une certaine expertise sur le plan événementiel. Ses patrons lui ont alors confié d'autres dossiers qu'ils jugeaient importants.

«J'ai pu travailler avec la Fondation Claude-Mongrain, Sport hommage Mauricie, la formation des entraîneurs grâce au Programme national de certification (PNCE), mais surtout, la politique de priorisation du sport, qui nous a permis de mieux soutenir les entraîneurs et de créer des emplois grâce à un effort conjoint avec les fédérations. À l'heure où on se parle, la région fait toujours figure de pionnière à ce chapitre.»

Ce meilleur encadrement a facilité le travail de tous et les résultats sont probants aujourd'hui dans plusieurs disciplines, que ce soit en canoë-kayak, en judo, en natation ou au tennis de table, pour ne nommer que celles-ci. «L'entraîneur François Noël au judo représente un des bons exemples de cette réussite.»

En plus de trente ans, il a aussi vu émerger des clubs un peu partout, lui qui aura mis l'épaule à la roue pour le Club de gymnastique de Maskinongé et le club d'athlétisme Énergie.

Il a également son mot à dire en ce qui a trait au tourisme sportif. Cette tendance, de plus en plus forte et répandue, amène des retombées économiques significatives. «Nous avons d'ailleurs développé une belle expertise par rapport au travail entre les associations touristiques et sportives», juge M. Morissette.

Sa plus grande fierté? Avoir été en mesure de demeurer au service des autres pendant toutes ces décennies. «De voir quelqu'un partir du point A et progresser, que l'on parle d'un jeune, d'une organisation ou d'un club, c'est très réjouissant.»

Depuis toujours, la Mauricie est avantageusement citée au Québec comme l'une des régions se démarquant sur la scène des sports amateurs. «Nous avons souvent été avant-gardistes, grâce à l'ouverture et à la vision de nos gens. Je me souviens entre autres de la présentation des premiers Jeux des aînées, du côté de La Tuque en 1978. Le monde ne savait pas trop où on s'en allait avec ça, mais dix ans plus tard, c'était devenu aussi gros que le volet des jeunes!»

Le Temple de la renommée constitue aussi un bel accomplissement, selon lui. «Même le Panthéon des sports du Québec n'a pas d'endroit physique pour honorer ses intronisés. Le nôtre, les citoyens de Trois-Rivières, Shawinigan et La Tuque peuvent l'observer sur des vitrines. C'est d'ailleurs un de nos objectifs que de continuer à le faire prospérer.»

Toujours avec cette même passion qui l'anime depuis bientôt 40 ans.

Vous pouvez entendre l'entrevue avec notre Tête d'affiche dans l'émission matinale Chez nous le matin, animée par Frédéric Laflamme, au 96,5 FM, entre 6 h et 9 h, ainsi que le reportage présenté au Téléjournal Mauricie du dimanche. Écrivez-nous à redaction@lenouvelliste.qc.ca

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