La communication au centre de tout

Véronique Buisson... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Véronique Buisson

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

Pour Véronique Buisson, la communication est la clé de voûte du développement. Ce n'est pas elle qui le dit, mais c'est ce que l'on retient après une heure de conversation avec la fondatrice deLa Philanthrope.

Que ce soit pour des entreprises, des individus ou des causes comme le rayonnement de sa ville, la Shawiniganaise cherche et propose des façons de mieux communiquer pour mieux progresser.

Véronique Buisson a été attirée par le programme de Communication sociale de l'Université du Québec à Trois-Rivières. Une fois son baccalauréat obtenu, ce n'était pas clair pour elle ce qu'elle était vraiment, concrètement, dans l'univers professionnel. Que fait une «communicatrice sociale» au quotidien? «Je me rends compte que j'allais là où les gens voulaient que j'aille, où ils me voyaient», analyse-t-elle avec du recul.

Remarquée par diverses personnes dans son emploi d'étudiante dans un restaurant, elle s'est fait offrir quelques contrats par ses anciens clients qui l'ont interpellée en sachant qu'elle était diplômée.

À ses débuts, elle a travaillé pour le Collège Laflèche et l'Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, avant d'accepter le poste de directrice générale du Salon du livre le temps d'une édition.

Mais le côté «social» de la communication sociale revenait constamment taper sur l'épaule de Véronique Buisson, qui a décidé de créer sa propre entreprise, La Philanthrope. «J'ai suivi mon cours de lancement d'entreprise, et j'ai créé ma boîte de communication axée sur la relation d'aide. Je voulais aider les gens à se recentrer, à mieuxse positionner. Je voulais être quelqu'un qui aide les gens à tisser des liens, parce qu'on n'a pas toujours le réflexe d'aller vers les autres», explique-t-elle.

L'envol de la compagnie s'est vraiment concrétisé en 2007. Après avoir passé huit mois en Australie et en Asie, question de se recentrer elle-même, Véronique Buisson est revenue avec une nouvelle motivation. «J'allais avoir 30 ans et je me suis dit que pour les 30 prochaines années, je voulais vivre qui je suis moi et non plus seulement aller où les gens me voyaient.»

Intéressée par la Programmation neuro-linguistique (PNL), elle a ajouté cette formation à ses qualifications. «La PNL est une approche axée sur la communication, une approche thérapeutique sur le changement. J'étais tout le temps dans cette relation d'aide, mais sans être psychologue... Je suis à l'écoute des gens et je les aide à mieux se connaître, un peu comme j'ai appris à me découvrir moi-même en Australie», raconte celle qui offre de la formation en entreprise et guide des clients sur une base individuelle.

«J'accompagne, je soutiens, j'outille...», énumère-t-elle en parlant des mandats qu'elle accomplit dans des entreprises, mais aussi dans des organisations comme la Ville de Shawinigan. Son implication comme coordonnatrice du comité de mise sur pied de la Coupe Memorial à Shawinigan en 2012 l'a également positionnée dans l'organisation d'événements.

La trentenaire assouvit par ailleurs sa passion pour les communications en animant l'émission hebdomadaire Le Grand V à la station communautaire Radio Shawinigan, où elle présente des invités qui partagent leur réflexion sur le maintien de l'équilibre dans un monde où tout va vite.

Véronique Buisson fait partie de cette génération de la relève shawiniganaise qui croit en sa ville. Elle n'a pas hésité à s'impliquer dans le comité de mobilisation «Shawinigan, on se tient debout», dont l'action a culminé par la marche citoyenne du27 septembre.

«Ce qui doit ressortir de la mobilisation, c'est le positif et l'idée d'être tourné vers l'avenir. Il faut mettre en valeur le potentiel de la ville et de ses gens. Il faut faire ressortir ce potentiel et le faire rayonner. C'est comme si on avait oublié de dire au monde qu'on avait une valeur», commente-t-elle en évoquant la marche où 2000 personnes ont crié haut et fort leur attachement à Shawinigan.

«Il faut travailler à contaminer les gens avec un esprit positif. Oui, on est souvent touché par des mauvaises nouvelles, mais moi, je ne les vois pas. Quand une porte se ferme, une autre s'ouvre. Et quand des gens se mettent en action, ça en inspire d'autres», conclut notre Tête d'affiche, toujours avec cette notion de la communication comme pivot du changement.

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