Tout est une question d'équilibre

Éric Beauchesne...

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Éric Beauchesne

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

«Pour moi, être avocat, c'est un travail, ce n'est pas un état», affirme le président et chef de la direction du cabinet Joli-Coeur Lacasse, Me Éric Beauchesne. La phrase résume la modestie de ce professionnel du droit impliqué dans mille et une organisations, artiste à ses heures, et dont la principale fierté demeure sa famille.

Tout en délicatesse, Me Beauchesne évoque la perception pas toujours positive de la population envers les avocats, et avec encore plus de gants blancs, il se dissocie de ceux (avocats ou non) qui cumulent les implications bénévoles pour garnir leur curriculum vitae.

Natif de La Tuque, Me Beauchesne a vécu à Shawinigan, Montréal et Saint-Hyacinthe avant de s'établir à Trois-Rivières. Il a travaillé au cabinet Beaumier Richard de 1988 à 1998, avant de migrer vers Joli-Coeur Lacasse, une firme fondée à Québec et qui chapeaute des bureaux à Montréal et à Trois-Rivières. Depuis mars 2012, celui qui «n'avait pas de plan de carrière» gère l'activité des quelque 200 personnes employées par la firme.

En arrivant à Trois-Rivières avec sa conjointe, Éric Beauchesne a cherché les moyens de s'intégrer dans son milieu. «Quand tu arrives dans une région, il y a une nécessité de te construire un réseau. Comme j'avais vu mes parents s'impliquer dans leurs affaires et dans les nôtres, à mon frère et moi, c'était naturel», raconte l'homme qui a d'abord offert ses services au Centre loisir Multi-Plus.

À partir de là, les contacts et les implications se sont multipliés, et ce dans plusieurs domaines, de la Croix-Rouge au Salon du livre en passant par le Club de natation Mégophias, la Maison Albatros, l'école Val-Marie, la Corporation de développement culturel et le Club Richelieu, pour ne nommer que ces exemples.

Présentement, Me Beauchesne siège aux conseils d'administration de l'Association québécoise de canoë-kayak de vitesse et du Club de canoë kayak de vitesse de Trois-Rivières et préside celui de la Fondation du Musée québécois de culture populaire. Ses implications à saveur sportive ne sont pas étrangères aux activités de ses enfants. Sa fille Émilie a nagé longtemps au sein des Mégophias, et ses deux fils, Étienne et Maxence, excellent en kayak.

«Tout est une question d'équilibre. J'ai trois enfants et ils me connaissent et je les reconnais!», image le père de famille en commentant ses nombreux engagements, et en avouant avoir fait un tri dans celles-ci à la naissance du benjamin il y a 18 ans.

Aussi dans l'optique de l'équilibre, M. Beauchesne «cache» un talent... En entrant dans les locaux de Joli-Coeur Lacasse à Trois-Rivières, on remarque de très beaux tableaux et on est spontanément porté à demander qui les a créés. Oui, c'est lui!

Autodidacte, M. Beauchesne s'est équipé il y a dix ans. «C'est le pinceau qui mène, je ne sais pas d'avance ce qui sortira. Je peins juste des grands formats, je fais deux ou trois tableaux par année. C'est un geste d'humilité de les sortir en public, de dévoiler un univers que les gens ne connaissent pas», indique l'homme dont la famille a organisé un vernissage de ses oeuvres, pour ses 50 ans, en mars dernier.

Me Beauchesne s'implique aussi dans des organisations liées à son métier, dont le Barreau de la Mauricie, l'Association des avocats et avocates de province et Pro Bono Québec. Il profite des tribunes liées à ces organismes pour, entre autres, promouvoir la pratique «en région» afin de préserver l'accès à la justice pour tous.

«L'accès à la justice, ce n'est pas qu'un palais de justice, c'est aussi pouvoir recevoir les conseils d'un professionnel de la science juridique. Quand je fais des conférences dans les quatre centres du Barreau du Québec, je parle des avantages de la pratique en région. Il faut consolider les acquis pour que tous les justiciables aient accès à la justice», plaide-t-il.

Puis en parlant de Pro Bono Québec, qui offre des services juridiques gratuits, il soutient que «les avocats ont souvent mauvaise presse. Mais quand on valide toutes leurs contributions dans la communauté, on voit un apport spectaculaire».

«Les heures consacrées à la communauté sont payantes. Ça permet de rencontrer des gens qui ont de l'expérience dans plein de choses, qui viennent de tous les horizons. C'est une source d'apprentissage dans des domaines qu'on connaît moins», observe-t-il en général.

Vous pouvez entendre l'entrevue avec notre Tête d'affiche dans l'émission matinale Chez nous le matin, animée par Frédéric Laflamme, au 96,5 FM, entre 6 h et 9 h, ainsi que le reportage présenté au Téléjournal Mauricie du dimanche.

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