La santé au coeur de ses priorités

Sylvie Paulin... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Sylvie Paulin

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

L'expression est cliché, mais elle s'applique tout à fait à Sylvie Paulin. La Trifluvienne a réellement le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Trois-Rivières «tatoué sur le coeur». Cette technicienne en administration dans le secteur de la prévention, santé et sécurité au travail à la direction des ressources humaines du CSSS agit comme bénévole dans pratiquement toutes les activités de la Fondation régionale pour la santé de Trois-Rivières (RSTR).

En 1981, diplôme de secrétariat médical en main,Mme Paulin était engagée à ce qui était alors l'hôpital Saint-Joseph. «Pendant 20 ans j'ai été secrétaire médicale, en contact avec les patients. J'ai fait beaucoup de places dans l'hôpital: à l'accueil, aux archives, au laboratoire, à la pharmacie... Depuis 2000, je suis aux ressources humaines. Je n'ai plus affaire aux patients, mais aux employés du CSSS qui sont malades ou ont subi un accident de travail», décrit-elle.

C'est vers 1993 que Mme Paulin a commencé à s'impliquer dans la fondation de l'hôpital Saint-Joseph à la demande de son responsable d'alors, Claude Gélinas.

«Il portait la fondation à bout de bras. Il m'a demandé si je pouvais l'aider pour le tournoi de golf. Ça a commencé comme ça, et pendant 15 ans j'ai été bénévole pour le tournoi et pour les autres activités», précise celle qui a suivi les mutations de l'organisme avec les fusions (fondation du CHRTR puis maintenant dite Régionale pour la santé de Trois-Rivières).

Il n'y a pas une tâche sur laquelle Sylvie Paulin lève le nez. Elle parle de chacune avec autant d'enthousiasme. «J'ai servi des bouchées dans des cocktails, j'ai fait des hot dogs dans un stationnement, j'ai vendu des porte-clés et autres objets dans des commerces, j'ai vendu de la bière au FestiVoix, j'ai été serveuse d'un soir, j'ai participé à des défilés de mode, j'ai été téléphoniste pour des téléthons et depuis 15 ans, je vends des billets de la loto-fondation. Des billets à 150 $, ce n'est pas rien!», énumère-t-elle, invitée à citer des exemples d'activités pour lesquelles elle fut bénévole depuis 20 ans.

Avec les fusions d'établissements et de fondations, les activités de financement se sont multipliées. «Du temps de M. Gélinas à Saint-Joseph, il y avait le tournoi de golf, un cocktail-bénéfice et la vente de billets de la loto-fondation. Aujourd'hui, il y a beaucoup plus d'activités, et on a besoin de plus de monde!», fait remarquer Mme Paulin qui pour sa part, répond toujours «Présente».

«J'aime ça! Je trouve ça valorisant. J'ai l'impression de faire quelque chose d'utile. Si j'ai vendu pour 15 000 $ de billets pour la loterie, c'est de l'argent qui va aux patients, de l'argent qui permet d'acheter de l'équipement. Mon premier but est de permettre à l'hôpital d'avoir plus de nouveaux appareils pour que les gens puissent se faire soigner chez eux», soutient la bénévole.

La fondation contribue en effet à l'achat d'équipements spécialisés très coûteux, qui font une différence dans l'offre de services aux patients de la région, que ce soit pour des examens, des interventions ou des traitements. «Moi, si je devais aller me faire soigner ailleurs, comme à Montréal, ça me stresserait!», confie Mme Paulin, en soulignant que la fondation contribue également à l'achat de plus petits appareils comme des tensiomètres ou des thermomètres électroniques, qui aident au quotidien du personnel.

Parallèlement à son travail, sa vie familiale et son implication bénévole pour la fondation, Sylvie Paulin a déjà recueilli des fonds pour le club Kiwanis, la Fondation des maladies du coeur, la Société canadienne du cancer et celle de la sclérose en plaques.

Elle a également trouvé le temps de réaliser son rêve d'aller à l'université. En 10 ans, par les soirs et les fins de semaine, elle a complété un certificat en santé et sécurité au travail, un autre en gestion des ressources humaines, ainsi qu'un diplôme d'études supérieures spécialisées en relations de travail. «Je l'ai vraiment fait pour moi. J'ai fini l'année dernière!», précise celle qui a rendez-vous avec la retraite en janvier 2016.

La retraite de l'emploi, certes, mais pas celle de l'implication au sein de la Fondation RSTR. «C'est sûr que je vais revenir ici faire du bénévolat!» assure-t-elle.

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