Du bureau du recteur aux salles du musée

Lise Bergeron... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Lise Bergeron

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

À l'instar de plusieurs bénévoles, Lise Bergeron minimise ses actions et semble douter de l'intérêt de son parcours. La responsable des bénévoles au Musée québécois de culture populaire répète souvent se sentir plus à l'aise dans l'anonymat. Pas surprenant qu'un de ses supérieurs ait insisté sur sa discrétion lorsqu'il a vanté ses années de services à ses côtés.

«J'ai toujours travaillé sous quelqu'un, et ça a toujours été correct pour moi comme ça», affirme la dame de 79 ans qui a pris sa retraite de l'Université du Québec à Trois-Rivières en 1996, après avoir été la secrétaire des recteurs Louis-Edmond Hamelin, Jacques Parent et Jacques Plamondon. Pour cette fille d'un commerçant en machinerie, intéressée par la culture et les langues, travailler à l'université était devenu un rêve.

«Je suis allée trois ans au Collège Marie-de-l'Incarnation et quatre ans à l'école St.Patrick. Mon père avait un commerce et j'étais destinée à aller travailler avec lui. Comme beaucoup de choses se faisaient en anglais dans les affaires dans ce temps-là, je suis allée à St.Patrick», raconte Mme Bergeron qui a joint son père en 1954 comme secrétaire pour son commerce du centre-ville.

«J'avais appris à connaître mon domaine! Parfois, des hommes entraient dans le magasin et quand ils ne voyaient que moi, ils me demandaient: "Est-ce qu'il y a un homme ici?''», se souvient celle qui est demeurée à l'emploi de l'entreprise familiale pendant 18 ans, jusqu'à ce que son père doive s'en départir pour des raisons de santé.

Mme Bergeron avait suivi des cours d'allemand pendant trois ans au Centre d'études universitaires, l'ancêtre de l'UQTR. Dès l'inauguration du campus en 1969, elle s'était dit qu'elle y travaillerait un jour. «J'ai terminé de travailler pour mon père le 27 septembre et le 3 octobre 1973, j'entrais à l'université, en informatique», précise-t-elle.

Après un an dans ce secteur, la Trifluvienne a obtenu un poste à l'École internationale de français. «On avait plus de 300 étudiants et on faisait tout. On avait tellement de plaisir! On sortait avec les étudiants, on les accueillait chez nous, on leur trouvait des appartements. Ça ne se passe plus comme ça aujourd'hui!»

«Entre-temps, j'apprenais l'espagnol. Je trouvais que ça n'allait pas assez vite alors en 1979, je suis allée toute seule au Mexique suivre des cours d'espagnol dans une école où j'étais la seule Canadienne. Ça a été une belle expérience!», partage la polyglotte.

Après plusieurs années à l'École internationale de français, Mme Bergeron s'est intégrée à l'équipe du rectorat, où elle est demeurée jusqu'à sa retraite.

Mais sa retraite complète a été de courte durée. Le recteur fondateur de l'UQTR Gilles Boulet l'a rapidement contactée pour solliciter son aide pour une campagne de financement pour le Musée des arts et traditions populaires du Québec, dont il était le directeur général. Elle s'est par la suite impliquée dans le comité provisoire des Amis du musée. Après la mise en dormance de l'institution et sa réouverture en tant que Musée québécois de culture populaire, Mme Bergeron est devenue responsable du comité de bénévoles.

Elle gère l'action d'une trentaine de personnes, détermine les horaires de celles (dont elle) qui oeuvrent à la boutique du musée, et effectue des tâches de secrétariat pour le comité. Plusieurs tâches sont confiées aux bénévoles, comme la surveillance de salles ou l'accueil aux visiteurs pendant les périodes de grand achalandage. Le comité rédige et diffuse également le bulletin d'information aux membres, L'Écho du musée.

«J'ai toujours aimé le milieu de la culture. J'étais bénévole lorsque l'Orchestre symphonique de Québec venait à Trois-Rivières. Je suis membre de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières et des Jeunesses musicales», confie la dame qui a joué du piano en plus de s'adonner à la peinture (et de nager deux fois par semaine!).

Au fil de la discussion, on apprend que Mme Bergeron fut aussi bénévole pour Tel-Écoute dans les années 1980 - et même formatrice pour l'organisme. Elle a présidé le conseil d'administration du Centre d'action bénévole de Trois-Rivières pendant un an et s'est impliquée auprès de Leucan lors de campagnes de financement au moyen de banques dans les écoles. Marguillière à la paroisse de la cathédrale jusqu'en mars 2014, elle est aussi secrétaire de l'Association des retraités (non-enseignants) de l'UQTR.

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