Un agriculteur touche-à-tout

Nicolas Hamelin... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Nicolas Hamelin

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

Dans l'imagerie populaire, l'agriculteur s'échine sans répit de l'aube au crépuscule. On s'étonne donc devant le profil de Nicolas Hamelin, un producteur agricole de Lac-aux-Sables qui cumule aussi les fonctions de conseiller municipal, pompier volontaire, organisateur de la Fête estivale de sa localité et membre de conseils d'administration d'organismes en lien avec son métier.

«Ma conjointe et moi, on aime ça quand ça bouge. On veut des défis. Mais tout doit être planifié», résume le trentenaire en pointant le calendrier affiché dans la cuisine de la maison qu'il achève de bâtir. M. Hamelin s'affaire à la ferme de 4 h 30 à 7 h le matin, puis de 15 h 30 à 18 h en après-midi. «J'ai le reste de la journée pour mes autres tâches», explique celui qui a progressivement racheté l'entreprise de ses parents.

Même s'il avait grandi sur la ferme, l'adolescent n'était pas convaincu qu'il en prendrait automatiquement la relève. Après son secondaire, il s'est inscrit en technologie des productions animales au campus de Saint-Hyacinthe de l'Institut de technologie agroalimentaire.

«Je terminais mes études en mai, et en avril, j'ai acheté 40 % des parts de la ferme. Deux ans après, j'avais 60 % et le but était qu'en cinq ans j'aie acquis toute la ferme», raconte l'homme qui partage la propriété avec son épouse Cathy Fraser depuis 2006.

Dès son retour à Lac-aux-Sables, en 1998, Nicolas Hamelin a joint l'équipe des pompiers volontaires. Toujours sur appel, il a combattu une dizaine d'incendies importants depuis son adhésion au service.

Peu après son retour au bercail, il s'est aussi impliqué dans le comité des loisirs de la municipalité, participant entre autres à la mise sur pied d'une ligue de volleyball, à l'aménagement d'un sentier de raquettes et à l'organisation de diverses activités dont la fête de Noël.

«En 2008, le comité de mise en valeur de Lac-aux-Sables a approché le comité des loisirs pour repartir le Festival des sportifs, abandonné faute de bénévoles», raconte le cofondateur de la Fête estivale de Lac-aux-Sables. «En 2008, c'était une journée, et on est rendus à quatre jours d'activités», décrit celui qui demeure impliqué dans l'organisation de la fête.

Pour Nicolas Hamelin, le développement d'une offre de loisirs est essentielle pour une localité comme la sienne. Un rendez-vous comme la Fête estivale permet de rapprocher les quelque1500 citoyens permanents et les villégiateurs qui s'y ajoutent l'été, faisant au moins doubler la population.

«De plus en plus de jeunes s'installent ici et veulent s'impliquer. Les loisirs, ça crée un sentiment d'appartenance. C'est l'fun aussi de voir que les saisonniers trouvent que ça bouge à Lac-aux-Sables, qu'il y a quelque chose à faire!», constate le père de deux garçons de sept et dix ans et beau-père d'une grande fille.

Depuis l'élection municipale de 2013, Nicolas Hamelin peut agir encore plus directement sur la question des loisirs. Conseiller au siège numéro 2, il est responsable des loisirs, des parcs et terrains de jeu, en plus de l'environnement, des ressources humaines et des relations de travail. Il est membre du comité consultatif en environnement et du comité de mise en valeur et de développement économique local.

«Ici, c'est très touristique. Donc l'environnement et les loisirs, c'est important et ça forme un tout. Il faut travailler à attirer les vacanciers mais aussi à garder les jeunes. Il faut proposer des loisirs et des facilités pour les jeunes familles qui achètent des maisons ici», soutient le conseiller municipal.

L'agenda de M. Hamelin est également garni de réunions du conseil d'administration du syndicat de l'Union des producteurs agricoles de Mékinac et de celui de la Coop Saint-Ubalde, dont il est vice-président.

À travers toutes ces implications, le producteur agricole a autoconstruit une nouvelle étable pour abriter son troupeau de quelque 80 bêtes dont 50 vaches. En améliorant les conditions de «confort» de l'étable et en adoptant diverses mesures reliées à l'alimentation des animaux, sa conjointe et lui ont réussi à augmenter de 7000 à10 000 le nombre de kilos de lait par vache.

«Il y a une phrase que je dis tout le temps, c'est que tout est possible. Moi, je vois les obstacles comme des défis», conclut notre Tête d'affiche.

Vous pouvez entendre l'entrevue avec notre Tête d'affiche dans l'émission matinale Chez nous le matin, animée par Frédéric Laflamme, au 96,5 FM, entre 6 h et 9 h, ainsi que le reportage présenté au Téléjournal Mauricie du dimanche.

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