Pour un monde meilleur

Denis Grenon... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Denis Grenon

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Roland Paillé
Le Nouvelliste

Jeune, alors qu'il était camelot pour Le Nouvelliste, il arrivait à Denis Grenon de croiser sur son parcours des enfants atteints de paralysie cérébrale. «Ça me marquait. Je trouvais qu'ils n'étaient pas chanceux.»

La vie étant ainsi faite, ce conseiller en placement à la Financière Banque nationale est président d'honneur de l'actuelle campagne de financement de l'Association de la paralysie cérébrale de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Inutile de dire qu'aujourd'hui, il est bien heureux de leur venir en aide.

M. Grenon a fait du don de soi et de la courtoisie les mots d'ordre de sa vie au quotidien: rendre service pour faciliter la vie des autres. Ne serait-ce qu'ouvrir la porte à des personnes âgées au centre commercial. Il se souvient d'avoir ouvert la porte à un couple âgé dont l'homme se déplaçait soutenu par sa dame. Ceux-ci l'ont remercié.

«Je vous souhaite, quand vous aurez notre âge, d'avoir quelqu'un pour vous tenir la porte», lui a lancé la dame en guise de reconnaissance. «Ç'a fait ma journée. Ç'a fait ma semaine», confie-t-il.

Si on recule dans le temps, on le retrouve au Carnaval de Gentilly - son village natal -, responsable de l'organisation d'une activité. «J'étais jeune et c'est là que ç'a commencé.» Bien qu'avant cela, il avait donné un petit coup de main à ses parents qui étaient impliqués en politique. «À force de les voir faire, cela a fait que j'ai suivi leurs traces.»

M. Grenon a aussi été président d'honneur d'une collecte de fonds pour la Fondation québécoise du cancer. On l'a également retrouvé au sein des chambres de commerce, notamment comme président de l'ex-Chambre de commerce et d'industrie de Bécancour (aujourd'hui la Chambre de commerce du Coeur-du-Québec). Il a aussi été président régional des chambres de commerce pour le Centre-du-Québec pendant environ cinq ans, et deux ans au sein du bureau de direction de la Fédération des chambres de commerce du Québec.

Comme il a gagné en notoriété de par son bénévolat, il est plus sollicité aujourd'hui. Et il offre généreusement de son temps. Son objectif: oeuvrer pour un monde meilleur. «Je voudrais tellement que tout le monde soit heureux. C'est ce que je ressens dans mes tripes, dans mon coeur», témoigne-t-il. Certains lui disent que son grand coeur va le perdre un jour. Il leur répond: «J'ai 50 ans et je ne l'ai pas perdu encore.»

Notre Tête d'affiche ne se cache pas pour dire qu'il est croyant et qu'il est guidé par les valeurs judéo-chrétiennes qu'il a acquises au fil des années. «Je suis un homme très pieux», reconnaît-il.

M. Grenon est reconnaissant pour ce que la vie lui a apporté. Il se compte chanceux et il considère qu'il est normal qu'il fasse sa part pour «un monde meilleur». «Moi aussi j'ai eu des épreuves dans la vie. Mais je suis en santé et j'ai toujours dit qu'il faut redonner. C'est comme un don de soi: redonner ce qu'on a et aider son prochain.»

Il doit toutefois apprendre à doser son engagement, car il a tendance à s'investir totalement dans une cause. Pour lui, pas question de demi-mesure. Dans cette optique, il se limite à une campagne de financement par année, question de pouvoir s'y consacrer comme il veut. Idéalement, «j'aimerais en faire plus, mais j'ai mon travail qui me demande beaucoup de temps.»

Pourtant, ce ne sont pas les projets qui manquent.

«J'ai des idées plein la tête, mais je garde ça peut-être pour plus tard.» Pour la retraite? Qui sait. «Ça doit être dur de dire: J'arrête demain matin. Je n'en fais plus du tout. Il y a tellement de gens qui ont des besoins. Et si je suis capable d'aider... On le fait tant que la santé le permet. Parce que faire du bénévolat à temps plein, ça prend une bonne santé. Et ça prend aussi une compagne compréhensive. Mais j'ai une bonne conjointe», se réjouit-il.

Il aimerait aussi oeuvrer dans le monde musical. Quelle forme cela prendra? Ça reste à être défini.

Présentement, la campagne de financement de la paralysie cérébrale est à moins de 30 000 $ de son objectif, qui est de 130 000 $.

Vous pouvez entendre l'entrevue avec notre Tête d'affiche dans l'émission matinale Chez nous le matin, animée par Frédéric Laflamme, au 96,5 FM, entre 6 h et 9 h, ainsi que le reportage présenté au Téléjournal Mauricie du dimanche.

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