Une église sortie de l'oubli

André-Jean Bordeleau... (Photo: Ève Guillemette)

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André-Jean Bordeleau

Photo: Ève Guillemette

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Isabelle Légaré
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le coup de foudre a frappé en 2002, alors qu'il circulait devant les 125 vitraux de la cathédrale de Trois-Rivières. André-Jean Bordeleau écoutait attentivement les explications de la guide Jeanne-D'arc Tessier lorsqu'il a réalisé qu'il existait aussi, à Shawinigan, un joyau du patrimoine religieux: l'église Saint-Pierre. L'artiste italien Guido Nincheri y a également laissé son oeuvre.

«Au terme de la visite, j'ai dit à Mme Tessier, une femme passionnée, qu'elle venait de me donner une nouvelle mission», raconte notre Tête d'affiche. Sitôt revenu dans sa ville natale, l'homme de 68 ans a entrepris des démarches pour retracer l'histoire de cette église située sur la rue Hemlock.

 

M. Bordeleau s'est entouré de personnes qui avaient également à coeur de faire découvrir la beauté d'un monument aussi imposant qu'abandonné à lui-même. Il fallait intervenir avant que son cachet unique disparaisse sous le poids des années.

«L'église Saint-Pierre s'est construite en même temps que la ville de Shawinigan, au début des année 1900», rappelle M. Bordeleau, incapable de rester indifférent devant autant de richesse si peu partagée. Car aussi belle soit-elle, l'église Saint-Pierre ne fait pas exception aux autres temples qui ne sont plus le lieu rassembleur qu'ils ont déjà été.

Le Comité culturel de l'église Saint-Pierre a vu le jour avec M. Bordeleau à sa tête. Lui et son équipe ont eu l'idée d'élargir la vocation de l'église en créant un lieu d'exposition à l'arrière de la bâtisse.

«Des artistes de la région peuvent y présenter leurs oeuvres alors que des globe-trotters sont invités à nous raconter leurs récits de voyages», donne-t-il en exemple avant de mentionner que l'église constitue un endroit magnifique pour y tenir des concerts ou des récitals.

«Même si elle surplombe la ville, l'église Saint-Pierre demeure un endroit méconnu», constate M. Bordeleau qui se dit bien déterminé à remplir la mission qu'il s'est donnée en 2002

«Il faut intégrer cette église au point de vue social», insiste-t-il avant de mentionner que l'église Saint-Pierre peut facilement accueillir 1000 personnes.

Le plaisir de communiquer

André-Jean Bordeleau est incapable de rester inactif. Le retraité de l'enseignement n'a pas une minute à perdre. Originaire d'Almaville-en-bas, celui qui habite depuis toujours le secteur Shawinigan-Sud avoue qu'il a toujours une question qui lui trotte dans la tête: «Qu'est-ce que je peux faire pour faire bouger les choses?»

M. Bordeleau parle avec beaucoup de fierté du ciné-club «Les beaux lundis» dont il est le membre fondateur.

L'organisme, qui réunit quelque 360 membres, vient d'entreprendre sa cinquième saison. Projetées sur les écrans du cinéma Biermans, les productions sont choisies par un comité soucieux de répondre aux goûts des cinéphiles toujours plus nombreux.

M. Bordeleau aime s'entourer de gens qui ont des intérêts communs avec lui. À peine avait-il entrepris sa retraite qu'il trouvait une façon de combler son besoin d'apprendre et de communiquer. Il a donc mis sur pied le Club Mercam (pour Mercredi AM).

«Une fois par semaine, de septembre à juin, nous organisons des déjeuners et nous y invitons des gens qui nous décrivent leurs passions», explique M. Bordeleau.

Également à l'origine du Club Amis-Plus qui réunit les personnes engagées au sein du Centre d'action bénévole de Shawinigan, ici aussi, M. Bordeleau souhaite s'entourer de personnes qui ont à coeur le bien-être de leur communauté.

Présenté par son entourage comme un être créatif, rêveur, humaniste et poète à ses heures, André-Jean Bordeleau est également actif au sein de la Société d'histoire et de généalogie de Shawinigan, de même qu'auprès de la Société Saint-Jean-Baptiste de Shawinigan.

«Des fois, je me dis que c'est un peu trop. Je vois des copains dont le terrain est bien clean. Je ne suis vraiment pas bricoleur. C'est peut-être quelque chose que je devrais travailler. Mais bon, disons que je mets mes priorités sur les relations sociales», explique M. Bordeleau qui trouve néanmoins le temps et l'énergie pour jouer aux pirates avec son petit-fils Jasmin, 5 ans.

 

 

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