Manque de médecins à l'urgence de Cloutier-du Rivage

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Tous les quarts de travail n'ont pas encore été comblés par un médecin à l'urgence Cloutier-du Rivage, qui doit pourtant reprendre ses activités normales ce dimanche.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Alors que les activités normales de l'urgence du centre Cloutier-du Rivage doivent reprendre à compter de ce dimanche, après une réduction des heures d'ouverture durant la période estivale, voilà que cette reprise des services médicaux à 100 % n'est pas encore assurée. C'est qu'à l'heure actuelle, tous les quarts de travail n'ont pas encore été comblés par la présence d'un médecin, dont celui de dimanche soir, moment où tout doit reprendre.

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Pascal Bastarache, président du syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers du CIUSSS Mauricie-Centre-du-Québec.

Sylvain Mayer

On se souviendra que les services de cette urgence avaient été amputés de 4 heures par jour pour la période estivale, passant de 14 heures par jour (8 h à 22 h) à 10 heures par jour (8 h à 18 h). L'horaire normal devait revenir dès ce dimanche 3 septembre. Mais en date de vendredi après-midi, seulement trois quarts de travail sur sept, et ce, pour les deux prochaines semaines, semblaient comblés, laissant entendre que moins de la moitié des soirées à l'urgence étaient pour le moment couvertes par un médecin. Un appel de services a été fait pour combler les besoins le plus rapidement possible.

Le CIUSSS-MCQ et le député de Champlain Pierre Michel Auger se veulent rassurants dans les circonstances, mais les avis demeurent partagés tant chez les syndicats que pour le député de la CAQ Donald Martel.

«L'objectif du CIUSSS est toujours de reprendre les activités de l'urgence Cloutier-du Rivage à 100 % dès dimanche soir. Ça demeure toujours un défi de combler tous les quarts de travail. Nous avons déjà été dans cette situation l'an dernier et les quarts se trouvaient à être comblés la veille, ce qui a fait qu'en fin de compte, tout était comblé à 100 %. Nous sommes confiants de pouvoir y arriver et que l'urgence soit couverte par la présence d'un médecin pour tous les quarts de travail», indique Guillaume Cliche, responsable des communications pour le CIUSSS-MCQ.

Au bureau du député Pierre Michel Auger, on dit avoir reçu l'information que tous les quarts de travail seraient comblés pour une couverture complète des horaires de l'urgence et que, si jamais un quart ne devait pas être comblé, le plan de contingence serait mis en place.

Pour les employés toutefois, cette réponse est loin d'être satisfaisante. «Nous avons évidemment une inquiétude par rapport à ce qui s'en vient dans les prochains jours parce que ce n'est pas parce que c'est une petite urgence qu'on ne peut pas se retrouver avec des cas nécessitant des soins très rapides. C'est encore une fois le service aux patients qui écope et ça, c'est inacceptable», dénonce Nathalie Perron, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) pour la région.

Mme Perron est d'avis qu'une intervention politique est plus que jamais nécessaire dans ce dossier. «Il faut assurer une présence médicale tous les jours, c'est simple. Ils ont annoncé depuis le début que tout reprendrait le 3 septembre, ce n'est pas comme si c'était une surprise. Ce qu'on constate aujourd'hui, c'est le résultat d'une mauvaise gestion et d'une mauvaise planification. Ça crée une situation d'insécurité et ce qu'on veut nous, autant pour nos membres que pour la population, ce sont des services de santé complets et sécuritaires», ajoute-t-elle.

De son côté, le président du syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers du CIUSSS Mauricie-Centre-du-Québec, Pascal Bastarache, assure qu'il y aura une forte réaction de son organisation si les services de l'urgence devaient ne pas reprendre à 100 % tel que prévu. «Si la direction ne tient pas parole quant aux services dispensés dans cette urgence-là, je peux vous assurer qu'on n'en restera pas là», mentionne celui qui n'exclut pas la possibilité d'organiser un grand rassemblement devant Cloutier-du Rivage. 

«La population a besoin de cette urgence qui dessert un secteur où la clientèle est vieillissante et parfois plus défavorisée, et n'a pas toujours la capacité de se véhiculer jusqu'à l'urgence de Trois-Rivières. Et l'urgence du CHAUR déborde déjà. Imaginez s'il fallait en plus qu'on ampute encore les services à Cloutier. Où ces gens vont-ils aller», se demande Pascal Bastarache.

Pour le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, la reprise des activités à Cloutier-du Rivage sera ni plus ni moins qu'un test de crédibilité pour le gouvernement libéral.

«Autant pour le ministre Gaétan Barrette que pour le député Pierre Michel Auger, c'est un test de crédibilité. On nous avait donné la garantie que les services allaient reprendre. J'ai toujours eu des inquiétudes quant à la diminution de services des petits centres de santé. S'il faut que les services ne reprennent pas à 100 % comme ils s'y étaient engagés, c'est leur crédibilité qui sera en jeu», résume-t-il.




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