Anesthésiologie en Haute-Mauricie: rupture de service pendant cinq jours

Il n'y aura pas d'anesthésiologie au centre de... (Audrey Tremblay)

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Il n'y aura pas d'anesthésiologie au centre de services du Haut Saint-Maurice du CIUSS-MCQ au cours de la prochaine semaine.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) Les citoyens de toute la Haute-Mauricie devront se passer du service d'anesthésiologie pour près d'une semaine. Le centre de services du Haut Saint-Maurice du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS-MCQ) sera confronté à une rupture de service à comter de dimanche, et ce, jusqu'à vendredi.

Selon ce qu'a pu apprendre Le Nouvelliste, la rupture sera principalement du 9 juillet à 19 h jusqu'au vendredi 14 juillet à 16 h. La Haute-Mauricie sera donc privée de médecin anesthésiste pendant cinq jours consécutifs.

«C'est une durée relativement courte. [...] Ça peut paraître beaucoup si on ne fait rien, mais on est organisé pour que cette absence d'anesthésiologiste ne retentisse pas auprès de la population», a affirmé Dr Thierry Dambry, directeur adjoint des services professionnels.

Des mesures temporaires ont été mises en place par le CIUSSS-MCQ. Différents hôpitaux ont été identifiés pour adresser et amener les patients aux bons endroits avec une rapidité suffisante. Le CIUSSS-MCQ s'est fait rassurant.

«Il y a toujours un urgentologue de garde à La Tuque, il n'y a pas de problème de ce côté-là», a assuré Dr Dambry.

Là où la rupture de service devenait un plus grand problème, c'est au niveau des grossesses.

«Quatre grossesses ont été identifiées dans le dernier mois. On leur a proposé de venir à Shawinigan et d'être hébergées de manière à ne pas subir le problème de transfert. Elles ont apprécié le geste, mais elles ont refusé. Elles ont préféré rester à La Tuque», a lancé Dr Thierry Dambry.

Le CIUSSS-MCQ a essayé à de nombreuses tentatives de trouver un remplaçant, mais sans succès. 

«On a appelé tous les dépanneurs qu'on connaissait de façon personnalisée. On a envoyé un courriel à l'Association des anesthésistes du Québec. J'ai appelé le président afin de savoir s'il avait une solution à nous proposer. [...] Malheureusement, ça n'a pas porté ses fruits. On a même essayé de voir avec le sous-ministre... On a essayé tout ce qu'on a pu, mais on se retrouve avec une rupture de service», a précisé M. Dambry.

Ce dernier explique également que la loi ne permet pas d'imposer d'aller travailler à La Tuque.

«La loi actuellement n'oblige les professionnels que dans un rayon de 70 km. Donc, on a les moyens d'obliger quelqu'un dans un rayon de 70 km. Au-delà on ne l'a pas, et La Tuque est à 150 km», a-t-il mentionné.

Le CIUSSS-MCQ souligne qu'il s'agit d'une situation exceptionnelle. Les dirigeants mentionnent qu'habituellement ils sont en mesure de résoudre le problème et de trouver quelqu'un.

À la Banque de techniciens ambulanciers du Québec (BTAQ) de La Tuque, on va rester aux aguets pour cette période, mais pour l'instant aucun effectif supplémentaire n'a été prévu.

«C'est certain qu'il y a des possibilités de plus de transferts interhospitaliers. Il y a une procédure qui a été établie pour les couvertures de zone. [...] C'est une coordination qui est faite au niveau régional avec la centrale de communication santé qui est responsable de répartir les ambulances au niveau de la Mauricie. Ce sont eux qui vont nous aider à fournir un service adéquat», a commenté Jimmy Lessard, superviseur aux ambulances à la BTAQ de La Tuque.




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