Un colloque axé sur la cardiologie

Le Dr Ying Tung Sia, cardiologue rattaché au... (François Gervais)

Agrandir

Le Dr Ying Tung Sia, cardiologue rattaché au CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec.

François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Un colloque sur la cardiologie réunira, le 19 mai à l'Auberge Godefroy de Bécancour, environ 160 personnes du milieu de la santé, médecins généralistes, chirurgiens, urgentologues, internistes, inhalothérapeutes et pharmaciens et même des étudiants de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, campus Mauricie, auxquels s'ajouteront quelques enseignants de collèges et des professeurs de l'UQTR.

«Essentiellement, c'est une formation continue pour les médecins. Je trouvais important de se mettre à jour dans les connaissances médicales parce que ça évolue tellement vite», explique le Dr Ying Tung Sia, cardiologue rattaché au CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec qui organise l'événement avec quelques collègues. «Le but est de rendre les données, de même que les pratiques cliniques, les plus accessibles possible», explique-t-il.

Autre objectif, «appendre à travailler ensemble», ajoute le Dr Sia. «Parfois on se questionne à savoir pourquoi ce médecin prescrit ça. L'infirmière ne comprend pas. Peut-être qu'avec ce colloque-là, l'infirmière pourra comprendre mieux», dit-il à titre d'exemple.

«Un colloque comme ça permet de faire un blitz pour se mettre à jour», résume-t-il.

La journée, qui se déroulera de 7 h 45 à 16 h, sera assez intense puisqu'elle regroupera 12 conférenciers qui parleront chacun pendant une vingtaine de minutes. La plupart des conférenciers seront des cardiologues qui pratiquent à Trois-Rivières. «Il y aura aussi une interniste de Shawinigan et un cardiologue de l'Institut de cardiologie de Montréal», précise l'organisateur en ajoutant que l'événement reviendra une fois l'an.

«Cette année est une année historique pour la région», dit-il, «parce qu'on a ouvert la nouvelle salle d'hémodynamie pour la dilatation coronarienne. Donc, les gens qui font un infarctus ne sont plus obligés d'aller à Montréal ou à Québec depuis le 6 mars dernier», rappelle-t-il.

«Cette salle-là nous permet d'offrir des soins optimaux à tout le monde. C'est une très belle nouvelle», dit-il.

C'est aussi une des raisons qui ont poussé le Dr Sia et ses collaborateurs à organiser la journée de formation.

Ce sera en effet une excellente occasion, dit-il, «de présenter nos services et de nous faire connaître auprès de la communauté médicale.»

«On va parler du traitement de l'infarctus aigu. On va faire part de données régionales sur le nombre d'infarctus qu'on traite ici, dans la région. On va parler des traitements anticoagulants et si le patient saigne, comment on fait pour inverser ces effets-là» en utilisant les plus récentes méthodes, indique le cardiologue.

«On va parler aussi de diabète et de maladies coronariennes ainsi que des arythmies et des palpitations», dit-il. «Il y a beaucoup de sujets. Ça va être stimulant», prévoit-il.

Bien sûr, il sera question des nouveautés. «Quand j'étais résident, il y avait une classe de médicaments qui s'appelait le IECA. C'était à la mode. C'était la percée médicale qui améliorait la survie des patients. Puis, à partir de 2009-2010, de nouveaux médicaments ont été mis sur le marché pour éclaircir le sang pour remplacer le Coumadin. Le Coumadin, c'est bon, mais pas commode à surveiller. On a maintenant de nouveaux médicaments qui sont beaucoup plus faciles à administrer», dit-il. «Ça, c'était la deuxième vague. Puis, récemment, un nouveau médicament a été approuvé par Québec pour le remboursement et qui diminue encore plus la mortalité et la morbidité des patients atteints de morbidité cardiaque», dit-il.

Les participants au colloque entendront aussi parler de réadaptation cardiaque par la directrice du département des sciences infirmières de l'UQTR, Julie Houle.

Changer ses habitudes de vie, éviter les mauvais gras, manger moins de sel et de sucre, éviter le tabac et faire de l'exercice régulièrement demeurent néanmoins des mesures très difficiles à intégrer pour beaucoup de patients, fait-il valoir. «C'est pire que déplacer une montagne», constate-t-il. Pourtant, «ça permet de diminuer la morbidité et ça nous intéresse énormément. On veut développer cette expertise-là», dit-il. D'ici cinq ans, en fait, l'équipe espère comprendre un cardiologue spécialisé en réadaptation, dit-il.

Malgré tout, avec la hausse des cas d'obésité chez les jeunes, les cardiologues ne chômeront pas. «On est 13 cardiologues et d'ici 2020 on va être 19», indique le Dr Sia.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer