Pharmacien radié pour 2 ans

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Dans le jugement rendu le 28 février dernier par le conseil de discipline, on peut lire que Christian Rivard a reconnu avoir fait usage immodéré de substances psychotropes, contrevenant à son code de déontologie, et ce, entre décembre 2013 et le 9 septembre 2015.

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(Shawinigan) Le pharmacien Christian Rivard, qui était propriétaire jusqu'à l'an dernier d'une pharmacie sur la 108e Avenue dans le secteur Saint-Georges-de-Champlain, a été radié pour une période de deux ans par le conseil de discipline de l'Ordre des pharmaciens du Québec.

Il a notamment plaidé coupable à des infractions d'avoir consommé des substances psychotropes qu'il se procurait à même l'inventaire de sa propre pharmacie. Dans son cas, il s'agissait d'ailleurs d'une récidive.

Dans le jugement rendu le 28 février dernier par le conseil de discipline, on peut lire que Christian Rivard a reconnu avoir fait usage immodéré de substances psychotropes, contrevenant à son code de déontologie, et ce, entre décembre 2013 et le 9 septembre 2015.

On lui reprochait également d'avoir fait défaut de s'abstenir d'exercer la pharmacie dans des circonstances susceptibles de compromettre la qualité de son exercice ou de ses actes, d'avoir détourné à même les stocks de sa pharmacie et pour son usage personnel des substances telles du Dilaudid, du Biphentin et du Témazépam, ainsi que d'avoir fait défaut de mettre en place dans sa pharmacie des mesures de sécurité requises pour préserver l'intégrité de ses inventaires de médicaments. Il a plaidé coupable à toutes ces infractions.

Le pharmacien avait un antécédent en pareille matière, alors qu'il avait plaidé coupable en juin 2012 à deux chefs d'accusation, soit usage immodéré de substances psychotropes et détournement de stupéfiants à même l'inventaire de sa pharmacie. Il avait été condamné à payer des amendes de 12 500 $ pour ces deux accusations.

Dans le jugement, on comprend que l'homme a fait une rechute en décembre 2013 après avoir connu certains problèmes financiers ainsi que dans sa vie personnelle. En septembre 2015, il est entré en centre de désintoxication pour une cure fermée de six semaines. Depuis, il a un suivi individuel hebdomadaire avec dépistages qui se sont tous révélés négatifs à ce jour. Il suit aussi une thérapie de groupe de 3 heures par semaine. 

L'homme, qui a offert une excellente collaboration tout au long du processus disciplinaire, dit s'être repris en main et regretter ses gestes. 

Selon le conseil de discipline, «il n'y a aucune preuve que le public ait subi un préjudice des infractions commises par l'intimé. Certes, les infractions sont au coeur même de la profession, sont très graves et ont mis le public à risque. Ces agissements portent ombrage à l'honneur et à la dignité de la profession ainsi qu'à la confiance du public envers celle-ci».

Selon la jurisprudence et au terme de l'examen du dossier, le conseil de discipline estime qu'une radiation de deux ans était appropriée.

Le pharmacien Rivard a vendu sa pharmacie le 27 mai 2016. Dans le jugement, on rapporte qu'il comprend qu'il lui appartient de rebâtir la confiance de son Ordre, du public et de son ancien associé. Bien qu'il adore sa profession et qu'il souhaite y retourner un jour, il a indiqué au conseil de discipline ne pas encore être prêt.




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