La situation moins compliquée à l'urgence du CHAUR

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La situation à l'urgence du Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR) de Trois-Rivières est demeurée difficile, lundi, mais moins compliquée cependant qu'en fin de semaine dernière.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La situation à l'urgence du Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR) de Trois-Rivières est demeurée difficile, lundi, mais moins compliquée cependant qu'en fin de semaine dernière.

La situation semblait vouloir s'apaiser en matinée, lundi, alors que 57 civières étaient occupées, à 10 h 20, sur une capacité de 45 comparativement à 70 en fin de semaine. Vers 15 h 35, toutefois, le nombre de civières occupées a grimpé à 74, soit plus qu'en fin de semaine.

Malgré tout, le CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec n'a pas eu à prendre les mêmes mesures qu'en fin de semaine pour faire face à la situation. Il avait en effet fallu reporter des chirurgies pour recruter du personnel à l'urgence, détourner des ambulances vers d'autres urgences de la région et impliquer des gestionnaires dans certaines tâches.

«La situation au niveau des ressources humaines, sur semaine, est différente de celle du week-end», indique Guillaume Cliche, le porte-parole du CIUSSS.

Ce dernier ajoute que «les remplacements complexifient la tâche. C'est ce qui a fait en sorte qu'il y avait du personnel en moins», dit-il. Normalement, le nombre d'infirmières est en fonction du nombre de civières et il faut rajouter une infirmière à tous les cinq patients supplémentaires, explique-t-il.

«La consigne, c'est de ne pas détourner [les ambulances] à moins d'un réel risque pour la sécurité des usagers. Ce qui a été le cas», explique M. Cliche en parlant d'une «conjoncture de facteurs» pour explique la situation exceptionnelle du week-end dernier.

Le CIUSSS estime que le nombre d'infirmières pour la soirée de lundi était suffisant, mais selon la présidente du Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes, infirmières auxiliaires du Coeur-du-Québec, Andrée Guillemette, on était encore en manque de deux infirmières pour le quart de travail de 16 h à minuit et une autre infirmière a dû faire du temps supplémentaire jusqu'à 20 h.

Des 74 personnes sur civière, 22 étaient en attente d'hospitalisation, ce qui devait désengorger l'urgence en soirée, 28 % étaient sur une civière depuis 24 heures et 12 %, depuis plus de 48 heures.

Toujours à 15 h 35, l'hôpital du Centre-de-la-Mauricie comptait 26 civières occupées alors que son permis d'exploitation en prévoit 19. Plusieurs de ces personnes étaient aussi en attente d'hospitalisation, ce qui devait désengorger aussi cette urgence.

La situation qui est arrivée en fin de semaine «est exceptionnelle, mais ce n'est pas la première fois que ça arrive», indique M. Cliche. Nous sommes en effet dans une «période de recrudescence de la grippe et de la gastro», rappelle-t-il. «Il faut des chambres en isolement. C'est une période plus complexe», fait-il valoir.

Ce qui a rendu les choses pires que la recrudescence du nombre d'usagers à l'urgence, c'est qu'il manquait quatre infirmières régulières, samedi soir et cinq dimanche matin, selon le Syndicat. Plusieurs ont donc dû faire des heures supplémentaires jusqu'à 16 heures consécutives. 

Selon Mme Guillemette, ces absences étaient dues à des vacances qui n'ont pas été comblées, donc ces absences étaient prévisibles.




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