Hôpital du Centre-de-la-Mauricie: des infirmières exaspérées

Hôpital du Centre-de-la-Mauricie.... (Sylvan Mayer)

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Hôpital du Centre-de-la-Mauricie.

Sylvan Mayer

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(Shawinigan) Exaspérée par le manque de personnel aux soins intensifs de l'hôpital du Centre-de-la-Mauricie, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a demandé vendredi lors d'une rencontre avec la direction de l'établissement de santé la création de nouveaux postes permanents.

«Ça fait plusieurs semaines qu'on ramène la même problématique. Mais ce n'était plus acceptable d'avoir toujours des fins de non-recevoir», lance d'emblée Nancy Fortin, la présidente du Syndicat des professionnels en soins (SPS-FIQ) du CSSS de l'Énergie.

Dans la dernière année, la direction de l'hôpital a aboli quatre postes et plus de 130 heures de soins par semaine dans la structure de l'établissement. Cela s'est traduit, dénonce le syndicat, par une surcharge de travail pour les infirmières restantes. Dans le dernier mois seulement, la direction a dû payer 150 heures en heures supplémentaires afin de maintenir les soins. Ces compressions avaient été justifiées par de belles statistiques de performances ainsi que par la volonté de diminuer les coûts. «Nous avons un manque flagrant de ressources et d'infirmières», dénonce Nancy Fortin. «Nous avons un personnel qui est fatigué et épuisé. Nous avons des gens qui ont passé leur vie aux soins intensifs, mais veulent maintenant aller travailler ailleurs, car ils ne sont plus capables.» 

La FIQ estime que les propositions de la direction pour régler cette problématique n'agiront que temporairement. «On s'est même fait offrir de faire appel à des agences de personnel. Mais faire affaire avec des travailleurs des agences qui ne connaissent pas les soins intensifs ou les lieux physiques, ce n'est pas pour nous une solution à court ou long terme», estime Nancy Fortin. «On demande l'ajout d'une infirmière sur le quart de soir et une autre sur le quart de nuit. Ça va pallier, lorsque nous avons plus de personnes que prévu, le recours aux heures supplémentaires.»

Malgré les problèmes rencontrés au quotidien par les infirmières, leur syndicat affirme que la direction de l'établissement n'a nullement l'intention d'ajouter des ressources permanentes. La FIQ indique que les circonstances actuelles ne sont pas sécuritaires.

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