Projet Optilab: la CSN veut un moratoire

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Le ministre québécois de la Santé, Gaétan Barrette

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

La Confédération des syndicats nationaux réclame un moratoire au gouvernement du Québec afin de permettre aux intervenants du domaine de la santé de discuter de la fusion des laboratoires médicaux avant que s'enclenche le processus le mois prochain.

Le projet Optilab du ministre Gaétan Barrette consiste au regroupement de la majorité des analyses biomédicales dans 11 laboratoires au Québec. Dans la région, ce super laboratoire sera situé à Trois-Rivières.

Ce projet inquiète vivement la CSN. La centrale syndicale déplore que cette mesure soit déployée en vitesse sans que les gens sur le terrain ne soient vraiment au courant de ce qui se passera.

«C'est de l'improvisation complète. Les équipements ne sont pas adaptés. Les grands centres ne sont pas prêts à absorber tout ça», déclare Claude Audy, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), lors d'une conférence de presse tenue jeudi matin à Trois-Rivières.

Cette fédération regroupe dans la région près de 100 technologues et adjoints administratifs reliés aux différents laboratoires médicaux des centres de santé. Sébastien Herbert, représentant de la FSSS-CSN dans le secteur de Shawinigan, affirme qu'entre deux et cinq postes seront supprimés d'ici décembre. Au global, il estime qu'une vingtaine de postes seront perdus à la suite d'un projet dont les coûts de réalisation (achat d'équipements, aménagement des laboratoires, réorganisation du travail) sont inconnus.

«On n'a aucune information sur le transfert des postes, ni comment ça va se faire. Le climat de travail est inquiétant. Ça enlève des emplois dans les petites villes.»

Rappelant que les analyses biomédicales requièrent l'application de nombreuses règles, la CSN craint que cette façon de faire diminue l'expertise et la qualité des soins à la population. Selon la centrale syndicale, le transfert d'échantillons sanguins et autres va accroître le nombre de transports sur le territoire, augmentant du même coup les risques de perte des échantillons et des délais dans le diagnostic.

Une rencontre avait lieu jeudi entre des représentants du comité de négociation de la CSN et des gens du ministère de la Santé pour discuter des préoccupations du personnel des laboratoires médicaux. Ce comité national fait partie de la convention collective de la CSN et la centrale syndicale entend bien en profiter pour faire entendre raison au gouvernement.

Comme l'a expliqué Claude Audy, la CSN préfère utiliser cette carte comprise dans sa convention collective avant d'imiter l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS). Ce syndicat a déposé en octobre une requête devant le Tribunal administratif du travail pour s'opposer à la fusion des laboratoires médicaux.

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