La Tuque a doublé le nombre de défibrillateurs

Six nouveaux DEA ont fait leur apparition en... (Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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Six nouveaux DEA ont fait leur apparition en Haute-Mauricie. Mireille et Louise Prince ont suivi la formation «Héros en 30»

Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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(La Tuque) La communauté de La Tuque a décidé de se mobiliser pour doubler le nombre de défibrillateurs externes automatisés (DEA) sur son territoire et offrir la formation «Héros en 30» au maximum de citoyens.

Avec ce projet pilote, on souhaite que les citoyens de la Haute-Mauricie puissent intervenir rapidement lorsqu'ils sont témoins d'un arrêt cardiaque.

Six DEA sont nouvellement disponibles dans des lieux publics et des formations gratuites «Héros en 30», une version simplifiée du programme de réanimation cardiorespiratoire (RCR), seront offertes à la population.

Selon la Fondation des maladies du coeur et de l'AVC, jusqu'à 40 000 arrêts cardiaques se produisent chaque année au Canada. Environ 85 % d'entre eux surviennent à l'extérieur de l'hôpital. Sans un traitement rapide et adéquat, seulement 5 % des gens y survivent.

«C'est un projet porteur d'avenir et de vie. [...] À La Tuque, 26 personnes ont subi un arrêt cardiaque en 2015-2016. Il faut tout de même comprendre que seulement un faible pourcentage de ces victimes présente les conditions favorables à la réanimation, soit 5 %.

Nous espérons donc sauver deux vies annuellement, deux vies importantes. Peut-être celle de quelqu'un que vous connaissez», a commenté l'urgentologue et directeur médical régional des services préhospitaliers d'urgence du CIUSSS MCQ, Dr François Parent.

Les chances de survie sont doublées si la RCR est combinée à l'utilisation d'un DEA dans les premières minutes. 

Le DEA est un petit appareil portable qui surveille les battements cardiaques. Lorsqu'indiqué, le DEA administre une décharge électrique pour tenter de rétablir le fonctionnement normal du coeur. Simple et sécuritaire à utiliser, le DEA dicte à la personne ce qu'elle doit faire. Il ne demande pas de connaissance médicale particulière.

Louise Prince, une citoyenne de La Tuque, a accepté de s'associer à ce projet. Elle a perdu son mari en 2011 alors qu'il est décédé subitement d'un arrêt cardiaque. 

«Je me suis impliquée dans ce projet-là, parce que j'ai vécu une situation comme celle-là. [...] J'ai vu fonctionner un DEA à la station de ski par les patrouilleurs. J'ai vu le travail des ambulanciers, des médecins... Malheureusement, rien n'a pu le sauver. Cependant, une chose était certaine. Je savais que tout avait été mis en place. Tout était là. Il y avait un DEA et il y a eu une intervention humaine très rapide», a-t-elle témoigné.

«Ça me touche particulièrement. J'ai accepté tout de suite lorsqu'on m'a demandé de m'impliquer dans le comité DEA Haut Saint-Maurice. Le but de l'exercice, c'est de savoir quoi faire quand ça arrive», a souligné Mme Prince.

Six nouveaux appareils ont fait leur apparition en Haute-Maurice, soit au Dépanneur Bel-Air, au Dépanneur Pétro T du Garage Germain et Audy, à la Caisse Desjardins La Tuque, au Centre de services du Haut-Saint-Maurice, au Motel des 9 et à l'Hôtel Central de Parent. Ces endroits ont été choisis pour leur localisation stratégique et leurs heures d'ouverture étendues. 

Ils s'ajoutent à ceux qui sont installés au chalet de ski, au Colisée municipal, à l'hôtel de ville, au parc des Chutes, à la caserne du Service de sécurité incendie et au Complexe culturel Félix-Leclerc.

Les citoyens sont aussi invités à télécharger l'application mobile DEA-Québec qui permet de localiser rapidement l'appareil le plus près.

Devenir un héros en 30 minutes

Des séances gratuites de formation «Héros en 30» seront bientôt offertes en Haute-Mauricie. 

«Il y a trois techniques. Quoi faire en cas d'étouffement, comment faire le RCR avec les mains seulement, et comment utiliser le DEA. C'est trente minutes de formation concrète pour sauver une vie», a fait savoir Serge Mathieu, parrain du projet pilote.

Les formations se tiendront entre le 9 novembre et le 17 décembre, le jour au bar du chalet de Ski La Tuque, le soir et le samedi à l'École forestière de La Tuque. L'objectif est de former un minimum de 1000 personnes. Des formations seront aussi offertes à Parent au début de l'année 2017. 

«Ce projet est très important pour notre communauté. Quand on travaille ensemble, on peut réaliser de grandes choses pour le bien de toute la collectivité. La Tuque est l'un des territoires les plus sécuritaires au Québec et nous en sommes fiers», a mentionné le maire de La Tuque, Normand Beaudoin.

Il s'agit d'une initiative de la Ville de La Tuque, du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ), des partenaires et des citoyens de la communauté. 

Dès maintenant, les citoyens peuvent s'inscrire gratuitement à la formation en communiquant avec Info-Service au 819 676-5091 ou par courriel: herosen30@hotmail.com.

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