Négociations des sages-femmes: le dossier doit débloquer

Caroline Auclair, sage-femme à la Maison de naissance... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Caroline Auclair, sage-femme à la Maison de naissance de la Rivière, à Nicolet, et Mounia Amine, présidente du RSFQ

François Gervais, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le Regroupement des sages-femmes du Québec presse le gouvernement du Québec de collaborer davantage dans les négociations de leurs conditions de travail.

De passage mercredi à Trois-Rivières, la direction de ce regroupement a rappelé combien elle se butte à une fin de non-recevoir de la part du gouvernement pour la majorité de ses demandes qu'elle qualifie de raisonnables.

«On ne comprend pas cette intransigeance à la table des négociations, mentionne Mounia Amine, présidente du RSFQ. On demande au ministère de la Santé d'investir.»

Essentiellement, le regroupement désire une meilleure rémunération lorsque les sages-femmes sont de garde, un principe au coeur de leur mission qui consiste à accompagner la patiente avant, durant et après l'accouchement. Le salaire actuel est de 2 $ l'heure, alors que le salaire de garde versé aux autres professionnels est estimé à au moins 5 $.

La demande du regroupement est de s'approcher de 3 $ l'heure. Ce salaire permettrait aux sages-femmes d'aller chercher quelque 12 000 $ par année au lieu des 8250 $ actuels qui s'ajoutent à un salaire de base de 54 000 $.

«Notre travail a des impacts considérables sur la population: hausse de l'allaitement, moins d'hospitalisation, moins de césariennes. Refuser d'améliorer nos conditions, ça revient à refuser notre modèle de pratique», croit Caroline Auclair sage-femme de la Maison de naissance de la Rivière, à Nicolet.

Selon des données émises par le RSFQ, le service offert par les sages-femmes représente des économies pour le gouvernement allant jusqu'à 53 % pour le suivi après l'accouchement. Voilà pourquoi le regroupement veut un meilleur appui du gouvernement pour la formation des sages-femmes et pour le soutien des établissements afin que le métier soit plus attrayant.

«En 2008, le gouvernement libéral s'est engagé à ce que 10 % des femmes accouchent avec une sage-femme (d'ici 2018). Aujourd'hui, on est à 3  %. En Ontario, on est à 15 % et en Colombie-Britannique, on est à 21 %. On n'a pas fait d'avancées considérables», se désole Mounia Amine, qui critique le fait que la politique du ministre Gaétan Barrette axée sur la performance engendre plus de paperasse, mais moins de présence en clinique.

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