Virus du Nil: aucun cas dans la région

Les moustiques n'ont pas eu beaucoup d'eau, cette... (Jean-Pierre Bourassa)

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Les moustiques n'ont pas eu beaucoup d'eau, cette année, pour se reproduire.

Jean-Pierre Bourassa

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le ministère de la Santé et des Services sociaux a dévoilé son bilan annuel pour l'année 2016 de la surveillance des cas de virus du Nil occidental au Québec.

Il en ressort qu'aucun cas d'infection chez les humains n'a été déclaré en Mauricie et au Centre-du-Québec, cette année, selon la dernière mise à jour du 21 octobre.

Dix-neuf cas ont toutefois été répertoriés dans l'ensemble du Québec, dont deux décès reliés à l'infection qui est, rappelons-le, transmissible par les piqûres de moustiques.

En 2015, un seul cas clinique avait été signalé dans la région, de même que 42 cas dans l'ensemble du Québec et 83 pour tout le Canada.

Jacques Boisvert, microbiologiste, spécialiste des insectes piqueurs et professeur retraité de l'UQTR, fait remarquer qu'un des facteurs essentiels pour favoriser la prolifération des moustiques, l'eau, a été plutôt absente, au cours de l'été 2016.

Le professeur Boisvert fait remarquer que le dernier hiver a été doux, ce qui aurait dû favoriser la prolifération des moustiques au printemps. Il rappelle qu'il y a toutefois eu peu de fonte de neige au printemps. Beaucoup de précipitations hivernales sont en effet tombées sous forme liquide.

«Les milieux qui produisent des culex pipiens (principal moustique vecteur du VNO) ont séché», résume-t-il. C'est une hypothèse, précise-t-il, mais cela pourrait être une des principales raisons de la baisse importante des cas, cette année.

Les régions de Lanaudière et des Laurentides sont celles qui comptent le plus de cas humains, cette année, avec cinq cas confirmés chacune. De plus, aucun pool de moustiques positifs n'a été trouvé parmi les 123 pools analysés dans six stations en Mauricie et au Centre-du-Québec.

La région est d'ailleurs une de celles où il y a eu le plus de pools de moustiques analysés au Québec.

C'est à Montréal que le plus grand nombre de pools de moustiques infectés a été trouvé, soit 16. Laval et la Montérégie en comptent chacune six et les autres, 0.

Notons que le Canada a signalé, lui, 345 populations de moustiques infectés , dont 28 au Québec.

Rappelons que le VNO est présent au Québec depuis 2002. Les infections surviennent en été et même en automne jusqu'aux premiers gels. Les symptômes peuvent apparaître de 2 à 14 jours après la piqûre d'un moustique infecté.

Les symptômes ressemblent à ceux de la grippe, mais dans certains cas, ils induisent des symptômes plus graves qui nécessitent une consultation médicale. Selon le ministère de la Santé et des services sociaux, moins de 1 % des personnes infectées présentent des complications graves.

Malgré un été tout particulièrement chaud, les statistiques du gouvernement canadien, jusqu'à maintenant, indiquent que le Québec ne compte que 19 cas cliniques d'infection du VNO pour 2016. La Belle province se compare au Manitoba qui en a décelé 20. C'est l'Ontario qui en compte le plus, avec 40 cas tandis que l'Alberta a eu quatre cas. Aucun cas n'a été répertorié dans les autres provinces.

Du côté des données de surveillance du Réseau canadien de la santé de la faune, le Québec et l'Ontario ont fait figure de proue en matière de cas d'animaux infectés au VNO. Les données, qui sont basées sur les spécimens d'animaux reçus, indiquent que le sud-est du pays est la zone la plus touchée.

Rappelons que les animaux domestiques sont eux aussi susceptibles de contracter le virus. Le Canada compte des infections chez 45 chevaux, soit 10 en Alberta, 13 au Manitoba, 2 en Ontario et 13 en Saskatchewan. Le MAPAQ a signalé le cas d'un cheval déclaré positif au Québec.

C'est une hausse importante puisque les autorités sanitaires signalaient 11 cas chez les chevaux, dont un au Québec, en 2015.

Rappelons que les oiseaux sont aussi très vulnérables au VNO et en sont d'ailleurs le réservoir.

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