Le Centre prévention suicide les Deux Rives et l'Accalmie s'unissent

Le président Normand Séguin, le vice-président du conseil... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le président Normand Séguin, le vice-président du conseil d'administration Philippe Roy, le directeur général Luc Massicotte et le directeur général adjoint Patrice Larin s'unissent sous la même bannière afin de réduire le taux de suicide dans la région.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Photo: Francois Gervais14/09/16. TR, Journal. Bloc photo Felix St-Aubin
Félix St-Aubin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Aux prises avec une hausse constante des demandes d'aide, le Centre prévention suicide les Deux Rives (CPS2R) et l'Accalmie, une maison en accompagnement et en hébergement pour personnes suicidaires, ont choisi de former un tout afin de mieux desservir les citoyens.

En seulement quatre ans, le nombre d'appels reçus par le CPS2R a plus que doublé, se chiffrant à 6523 lors de la dernière année, ce qui lui a forcé la main à revoir sa structure pour favoriser un meilleur appui à la population.

«La bonne nouvelle c'est que les gens demandent plus d'aide, les références se font mieux et les partenaires invitent les personnes à demander de l'aide. Ils sont plus nombreux à appeler pour eux et pour un proche. 

C'est ensuite à nous de trouver des façons de répondre à cette demande en maintenant la qualité. La fusion fait partie de cette réponse», soutient le directeur général du nouveau groupe fusionné, Luc Massicotte.

Cette augmentation des sollicitations au CPS2R ne veut donc pas nécessairement dire que le taux de suicide a augmenté en Mauricie. Au contraire. Il s'est considérablement amoindri dès l'amorce des années 2000. Il tend toutefois à faire du surplace depuis quatre ans, selon les calculs de l'organisme. «Nous sommes toujours à la recherche des meilleures avenues pour avoir plus d'impact sur la prévention du suicide. On a fait des gains considérables dans notre région, le taux de suicide a diminué, mais nous voyons une stagnation de ces progrès.

Il faut trouver chaque jour au sein de l'organisation des façons de faire mieux parce que le seul objectif à atteindre est aucun suicide dans notre région», se préoccupe celui qui occupait les mêmes fonctions avec le CPS2R.

Il s'agit du fruit d'une longue évolution qui a mis la table à cette alliance entre les deux entités qui s'inscrit dans une volonté d'optimiser et d'accroître les services sur le territoire. Les expertises de l'un en matière de prévention du suicide et de l'autre d'offrir des services d'hébergement de crise ou de transition aux personnes suicidaires sont ainsi jumelées pour procurer des outils supplémentaires efficaces aux gens qui sont touchés de près ou de loin par un tel drame.

Peu de changements

Ce remaniement des structures ne modifiera pratiquement pas la formule déjà établie de part et d'autre. Les deux organismes porteront ultérieurement un nouveau titre commun, mais nonobstant cela, ils oeuvreront comme ils l'ont toujours fait. Les services offerts sont maintenus et ne changeront pas d'emplacement.

«On espère que c'est la clientèle qui va sentir les premiers changements avec un meilleur continuum et un filet de sécurité qui est encore plus complet. Les membres de notre équipe restent en fonction, mais on ne renforce pas nos services», indique le DG.

«Ce n'est pas la contrainte, l'incertitude, l'obligation de bailleurs de fonds ou des difficultés [qui font en sorte] que l'on fusionne. C'est plutôt habité par notre volonté renouvelée quotidienne de faire mieux et d'assumer notre mandat avec plus de pertinence», insiste M. Massicotte.

Les gens qui veillent à la prévention du suicide ont dû se renouveler et raffermir leurs approches lors des dernières décennies. Au niveau communautaire, cela existe depuis une trentaine d'années. Le nouveau millénaire a cependant marqué un tournant dans cette branche, ce qui a orchestré de profonds changements.

«La mise aux normes, les exigences nouvelles, les fardeaux qui s'accroissent, la gymnastique qu'il faut entretenir pour maintenir des services 24 heures par jour et 7 jours par semaine ainsi que les tâches qui se multiplient en même temps que la population a des demandes plus pressantes font partie de cette évolution», explique le président Normand Séguin.

Rappelons que pour chaque décès des suites d'un suicide, 10 personnes auront à composer avec un deuil complexe.

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