Dysphasie: un effort de sensibilisation

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Touchant de nombreuses personnes, la dysphasie est un trouble primaire du langage encore méconnu.

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(Trois-Rivières) Touchant de nombreuses personnes, la dysphasie est un trouble primaire du langage encore méconnu. C'est donc pour sensibiliser la population à la réalité des individus atteints de cette dysfonction que la première semaine de la dysphasie, qui se déroule présentement, a été créée.

La présidente du conseil d'administration de la section Mauricie-Centre-du-Québec de l'Association québécoise de la dysphasie, Marie-Pier Lefebvre, tient d'ailleurs à préciser que ce trouble est d'ordre neurologique et qu'il entraîne des difficultés à s'exprimer ou à comprendre. Il peut être diagnostiqué chez les enfants à partir de l'âge de quatre ans.

«Ce n'est pas parce que l'enfant a une déficience intellectuelle, qu'il n'entend pas bien ou qu'il est atteint d'un trouble du spectre de l'autisme. C'est vraiment au niveau neurologique car ce sont les aires cérébrales reliées au langage qui ne se développent pas à leur plein potentiel. Ça fait donc en sorte que l'enfant accuse des retards, notamment en ce qui a trait au vocabulaire, au niveau des sons et à l'organisation des phrases», explique Mme Lefebvre.

Ayant un budget limité à leur disposition, les dirigeants de la section régionale de l'association ont dû limiter leurs actions au cours de la semaine mise sur pied au début du mois de septembre. Ils ont tout de même fait quelques sorties dans les médias ainsi que sur les réseaux sociaux afin de faire passer leur message.

«Nous sommes une nouvelle association, alors nous n'avons pas de subventions ou de financement comme tel. Mais nous avons tout de même tenu un café-rencontre qui a attiré une trentaine personnes. 

Nous avons connu des parents dont les enfants ont récemment reçu une hypothèse ou un diagnostic. Ça les a aidés à surmonter leurs inquiétudes de savoir qu'ils n'étaient pas seuls», raconte la présidente du conseil d'administration.

Même si la dysphasie freine considérablement leur développement, les jeunes devant composer avec ce trouble peuvent tout de même intégrer le marché du travail et faire leur chemin dans la vie.

«Souvent, on essaie de les intégrer sur le marché du travail dans le cadre de programmes pour les personnes avec une déficience intellectuelle alors qu'ils sont capables de plus. 

On travaille d'ailleurs beaucoup là-dessus en Mauricie, soit sur un programme d'insertion à l'emploi. Il faut bien les intégrer en travaillant en collaboration avec des employeurs», ajoute Mme Lefebvre.

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