Deuil périnatal: déceler la lumière dans la noirceur

Marie-Josée Allard a vécu l'inconcevable drame du deuil... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Marie-Josée Allard a vécu l'inconcevable drame du deuil périnatal au mois de juillet 2015. Une quinzaine de mois après ce sombre chapitre de sa vie, l'infirmière s'apprête à donner naissance à un petit poupon qui se prénommera Maveryc.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Photo: Francois Gervais14/09/16. TR, Journal. Bloc photo Felix St-Aubin
Félix St-Aubin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Depuis six ans déjà, les familles de la Mauricie devant traverser l'éprouvante épreuve d'un deuil périnatal ont l'occasion de recueillir du soutien et du réconfort d'autrui avec la Fête des anges, une cérémonie commémorative qui est tenue en mémoire des bébés qui sont décédés avant de souffler leur première bougie. La sixième édition se tiendra le samedi 15 octobre de 9 h à 12 h au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

Marie-Josée Allard participera, ce week-end, à ce rassemblement de compassion et de fraternité pour une deuxième année d'affilée. La Trifluvienne, mère de deux jeunes filles, Mahyca et Rubis, âgées de 13 et 7 ans, a vécu avec son conjoint Samy un deuil périnatal l'année dernière. Six jours après la naissance du poupon, une hernie diaphragmatique congénitale a choisi d'emporter le petit Aymeric.

Le chemin pour retrouver la joie de vivre à la suite d'un tel drame est inévitablement parsemé de routes sinueuses. L'un des sentiers qu'a emprunté Marie-Josée pour regagner sa voie a été d'assister à la Fête des anges.

«Cette cérémonie sert à se souvenir de nos anges qui sont partis trop tôt. On en parle, on voit qu'il y a d'autres familles qui ont vécu la même chose et qu'on n'est pas seuls. Il y a des témoignages pour dire qu'il y a de l'espoir et que la vie continue, que ça ne s'arrête pas là», assure l'infirmière.

La principale intéressée affirme, sans détour, que l'événement lui a permis d'avancer. Elle ajoute toutefois que la Fête des anges n'est pas la seule solution pour mener à terme un tel deuil, et que les individus concernés doivent également faire leur part.

«C'est facile de se laisser s'enfoncer dans un trou noir sans fond à ruminer tout le temps les mêmes idées et tomber dans un cercle vicieux. Plus tu nourris des pensées négatives, plus tu vas t'enfoncer, et à un certain moment tu ne seras plus capable de voir que le soleil se lève chaque matin et qu'il existe d'autres côtés merveilleux à la vie», soulève-t-elle.

Justement, comme quoi il faut garder espoir puisque la lumière la plus vive peut être détectée dans les recoins les plus obscurs, Marie-Josée et Samy donneront sous peu naissance à un nourrisson qui se prénommera Maveryc.

Marie-Josée rédige actuellement un témoignage qu'elle livrera samedi au cours du rassemblement. Elle espère de tout coeur que son message saura insuffler aux familles une dose d'espoir et atténuer la douleur et la souffrance causées par la perte de sa progéniture.

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