Le projet Optilab inquiète toujours le syndicat

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L'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux s'inquiète toujours du projet du ministre Gaétan Barrette d'optimiser les services de laboratoire en centralisant la majorité des analyses biomédicales dans 11 laboratoires-serveurs répartis sur le territoire québécois.

La Presse Andre Pichette

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux s'inquiète toujours du projet du ministre Gaétan Barrette d'optimiser les services de laboratoire en centralisant la majorité des analyses biomédicales dans 11 laboratoires-serveurs répartis sur le territoire québécois.

Mercredi matin, les directeurs des divers établissements de santé du Québec, dont le CHAUR à Trois-Rivières, ont rencontré simultanément les représentants syndicaux de l'APTS afin de faire le point sur ce projet appelé Optilab. 

La répondante politique pour le syndicat APTS qui représente plus de 1200 membres et 280 technologistes médicaux dans la région, Sylvie Godin, parle d'une «activité charme» qui n'a finalement convaincu personne.

«Ils essaient de nous convaincre que c'est un projet qui a des objectifs louables et qu'il n'y a pas de danger, mais on n'a pas eu de nouvelles réponses à nos questions», dit-elle.

«Je ne suis pas plus rassurée maintenant que je l'étais avant le début de la rencontre.»

«On ne nous consulte pas», déplore aussi Mme Godin, et ce, «malgré nos demandes répétées».

Dans la région, cette réforme touchera neuf laboratoires.

L'un d'eux deviendra un laboratoire-serveur qui desservira la Mauricie et le Centre-du-Québec. Il sera situé à Trois-Rivières.

Une vingtaine de postes équivalents temps complet seraient abolis.

La centralisation des laboratoires, explique Sylvie Godin, signifierait que «tous les autres laboratoires diminueraient leurs activités. On parle de 70 % des analyses qui seraient centralisées vers ces laboratoires-serveurs pour économiser sur les coûts de production», explique-t-elle. 

Mme Godin indique que pour les patients, cela ne signifie pas qu'ils doivent se déplacer plus loin pour leurs prises de sang.

Toutefois, «les échantillons sanguins seraient envoyés aux laboratoires-serveurs et parcourraient de longues distances pour certains territoires», dit-elle.

Selon Mme Godin, «le système de transport sécuritaire n'est pas encore au point», précise-t-elle en s'inquiétant pour «les risques de pertes».

«Il y a aussi un risque de bris de services dans les laboratoires qui vont devenir plus petits. En diminuant le personnel qui est en place, on n'aura plus de remplaçant et ça fait en sorte qu'un service qui nécessite la présence d'un laboratoire risque de fermer s'il y a une absence qu'on ne peut pas combler à court, moyen ou long terme», explique Mme Godin.

«S'il y a un quart de travail de nuit ou de fin de semaine où l'on n'est pas capable de remplacer (un employé absent) au laboratoire, on va devoir fermer les services d'urgence de cet hôpital», explique-t-elle.

«Par exemple, il ne pourra pas y avoir d'accouchement si le laboratoire n'est pas ouvert. Dans tous les laboratoires satellites, ça va devenir une problématique de main-d'oeuvre», prévient Mme Godin.

Cette nouvelle façon de faire aurait un effet sur les employés car il y aurait diminution de postes et transfert de personnel, craint le syndicat APTS.

«Ce sont de gros mouvements au niveau des travailleurs», prévoit-elle.

Le syndicat APTS dit avoir obtenu plus d'une cinquantaine d'appuis de municipalités et de MRC dans ce dossier.

Le Syndicat a aussi récolté 20 000 signatures qui ont été déposées à l'Assemblée nationale la semaine dernière. «Il y aura plus de gens que de postes qui vont être touchés parce que les gens de la liste de rappel qui font des remplacements vont se retrouver sans emploi», prévoit-elle.

«En dernier recours, c'est possible qu'il y ait des transferts de ressources», ajoute Mme Godin.

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