Bécancour-Nicolet-Yamaska: détérioration dénoncée des services en santé

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Nicolet) Le Syndicat des professionnelles de la santé Bécancour-Nicolet-Yamaska dénonce la diminution des services à la population du territoire qui est observée depuis quelques mois, jugeant même la situation «extrêmement» préoccupante.

«Quoi qu'en dise le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, sa profonde réforme du réseau de la santé a des impacts directs sur la qualité et l'accessibilité des services», affirme la présidente, Nathalie Perron.

Celle-ci rapporte que depuis le début de la semaine, les plages horaires pour la prise de rendez-vous des électrocardiogrammes (ECG) «viennent de fondre comme neige au soleil» en passant de cinq à deux jours par semaine. Pour les trois jours manquants, les patients qui souhaiteraient obtenir un rendez-vous devront se déplacer à l'extérieur du territoire de Bécancour-Nicolet-Yamaska.

Selon la porte-parole syndicale, cette nouvelle coupe laisse dans une profonde incertitude les professionnelles en soins qui offrent les services ainsi que les patients qui les reçoivent.

Celle-ci rappelle qu'en juin, on apprenait qu'il n'y aurait plus de pneumologues dans cette région et au cours de l'été dernier, les cliniques externes étaient fermées, forçant la population à se déplacer ailleurs pour aller chercher les services.

«L'entrée en vigueur, cette semaine, de nouvelles plages horaires pour les ECG renforce notre crainte de voir de plus en plus de services être dispensés dans les grands centres au détriment de plus petits comme le nôtre», poursuit Mme Perron.

À son avis, les professionnelles en soins oeuvrant dans Bécancour-Nicolet-Yamaska méritent de connaître les plans futurs pour les services qui seront dispensés sur leur territoire.

«Chaque jour, elles doivent non seulement vivre avec leurs propres craintes de ne pas savoir où elles offriront les soins aux patients, mais également, elles doivent faire face aux nombreux questionnements de leurs patients, questions auxquelles elles ont peu de réponses», a-t-elle souligné. 

Cette dernière fait remarquer que la fusion des CSSS de la région est pratiquement chose faite «et nous ne connaissons pas sa réelle incidence sur les services offerts sur notre territoire».

«Il est grand temps que les professionnelles en soins et la population de Bécancour-Nicolet-Yamaska obtiennent des réponses claires», soutient Mme Perron.

En Mauricie et Centre-du-Québec, plus de 2000 professionnelles en soins sont membres de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec dont plus de 340 travaillent sur le territoire de Bécancour-Nicolet-Yamaska.

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