Santé: la CSN veut plus de prévention

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Guy Laurion, vice-président de la FSSS-CSN et Jean Lacharité, vice-président de la CSN.­­ ­­

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(Trois-Rivières) Alors qu'elle constate une augmentation constante des problèmes de santé chez les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) somme le gouvernement de réinvestir au plus vite dans la prévention en santé et sécurité au travail pour le réseau de la santé au Québec.

En marge du Colloque sur l'avenir de la prévention en santé et sécurité au travail dans le réseau de la santé et des services sociaux, organisé par la FSSS-CSN, la CSN a tracé un portrait plutôt alarmant de l'état de santé de ses travailleurs du réseau de la santé au Québec. Un portrait qui ne va pas en s'améliorant depuis la mise en place de la réforme du ministre Gaétan Barrette, selon le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

«Le réseau est en train de rendre nos travailleuses et travailleurs malades. Nous exigeons qu'une orientation ministérielle claire soit donnée pour que la prévention soit une priorité dans le réseau», a-t-il clamé mardi matin.

Selon les statistiques de la CNESST, le secteur de la santé et des services sociaux serait le plus risqué, alors qu'il représente le secteur qui procède au plus grand nombre de réclamations en ce qui concerne les maladies et accidents liés au travail. 

En 2009, 16,4 % des réclamations acceptées par la CNESST provenaient du secteur de la santé et des services sociaux. Une donnée en constante augmentation avec les années, puisque ce nombre est passé à 17,3% en 2012 et à 18,3% en 2014.

Les troubles musculo-squelletiques ainsi que les chutes sont les principales causes d'accidents de travail dans le réseau, mais on arrive mal à quantifier le pourcentage de lésions psychologiques, d'épuisement ou de «burn-out», puisque ces troubles, bien que fréquents, doivent être débattus devant un tribunal administratif pour être reconnus par la CNESST, et que l'employé préfère très souvent s'en remettre à l'assurance-salaire, évoque le vice-président de la FSSS-CSN, Guy Laurion. 

«Le volet de prévention, depuis la réforme, est à peu près inexistant. Les gains obtenus dans le passé ont régressé, les comités paritaires ne sont pas fonctionnels, les rencontres ne se tiennent pas. Ça a un impact direct sur les travailleurs, on constate une grande démobilisation et l'augmentation des courbes d'absentéisme», mentionne M. Laurion, qui précise qu'un dollar investi en prévention, selon plusieurs études, pourrait représenter de 2 à 4 $ d'économies dans le secteur.

«Avec la centralisation de tous les pouvoirs décisionnels, on craint que, en ce qui concerne la prévention en santé et sécurité au travail, les employeurs et gestionnaires en perdent leur latin. Comment agir de façon efficace quand, dans une région donnée, une seule personne est responsable du volet de la prévention pour l'ensemble du réseau représenté par le CIUSSS», se demande Jean Lacharité, qui assure que la CSN talonnera le ministre afin d'obtenir qu'il investisse davantage en prévention.

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