L'audace au profit de la cause du cancer du sein

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C'est lundi qu'étaient prises les photos pour le quatrième calendrier dont les profits de la vente seront remis au Centre du sein Le Ruban rose de Shawinigan. Sur la photo: Geneviève Trudel, photographe, Rachel Frigon, initiatrice du projet, Marianne Lefebvre, participante, Céline Blais, participante et Marilène Lemieux de Mïo bijoux.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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En décembre dernier, la vie de Marianne Lefebvre a basculé. La jeune femme alors âgée de 23 ans a appris qu'elle était atteinte d'un cancer et que les prochains mois de sa vie allaient être consacrés à combattre cette maladie.

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Les participantes ont été traitées aux petits oignons tout au long de la journée.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Quelques mois plus tard, la tempête est passée. Après avoir traversé le choc du diagnostic et une panoplie de traitements de chimiothérapie et radiothérapie, la Trifluvienne participait, lundi, en compagnie de 15 autres femmes ayant vaincu ou toujours aux prises avec la même maladie, à une séance de photographie dans le cadre de la création d'un calendrier dont les profits de la vente seront remis au Centre du sein Le Ruban rose de Shawinigan.

Pour une quatrième année, des survivantes de ce cancer ont en effet accepté de jouer le jeu - certaines sont même allées jusqu'à se dénuder - afin que voie le jour un calendrier audacieux, mais de bon goût, selon ses créatrices.

«J'avais une vie active et je me considérais en santé. Mais j'ai eu le cancer du sein. C'était comme si mon monde s'était effondré. C'était comme si toutes les certitudes que j'avais dans la vie, il n'en avait plus», a confié la jeune femme alors qu'elle profitait des soins et des gâteries offerts avant sa séance avec la photographe.

Consciente que les jeunes femmes de son âge ne sont pas portées à se faire l'auto-examen des seins régulièrement, c'est pour les sensibiliser à le faire le plus souvent possible qu'elle a décidé de poser sa candidature pour participer au projet.

«Si je ne l'avais pas fait [l'auto-examen], peut-être qu'on aurait découvert que je l'avais trop tard. Même mon médecin de famille croyait que ce n'était pas ça, mais il m'a fait passer les examens, car ma mère avait déjà eu le même cancer», a-t-elle raconté.

La mère de Marianne, Céline Blais, a d'ailleurs participé à la séance photo avec sa fille. Les organisatrices ayant opté pour une thématique mettant en vedette une survivante et une personne qui lui est chère, la jeune femme qui a repris ses études à la maîtrise à l'Université Laval il y a quelques semaines a tout de suite pensé à sa mère.

Cette dernière est d'ailleurs très fière de l'attitude que sa fille a adoptée tout au long de sa bataille. Ce difficile moment a cependant ravivé de douloureux souvenirs pour la femme qui avait reçu un diagnostic semblable il y a 15 ans.

«J'étais là quand on lui a annoncé. Ce fut tout un choc. Comme elle était en larmes, je voulais me montrer forte. Mais quand je me suis retrouvée seule, ce fut mon tour. J'étais tout le temps avec elle quand elle avait ses traitements. J'ai vécu un deuxième cancer et ce fut pire que lorsque c'était moi. Mais on est passé au travers ensemble», a mentionné Mme Blais.

Une journée de rêve

Pour l'instigatrice du projet, Rachel Frigon, il était essentiel de chouchouter les participantes pendant les quelques heures précédant leur séance photo afin qu'elles se sentent bien et profitent du moment.

«C'est une belle journée qu'on leur offre. On leur sert du champagne en arrivant, on les maquille, on les coiffe et elles portent des bijoux pour les photos. Quand elles quittent, elles ont le goût de sortir», a-t-elle lancé.

C'est à la photographe Geneviève Trudel qu'a été confié le mandat de créer les ambiances et de mettre les mannequins d'un jour à l'aise pour cet exercice peu commun pour elles. Profitant de l'expérience acquise lors de la création des trois calendriers précédents, elle approche ce projet sans trop prévoir à quoi ressemblera le résultat final des séances.

«D'une édition à l'autre, on prépare un peu l'ambiance, mais en tant que photographe, je ne sais jamais ce que je vais faire. Je ne sais même pas qui sont les participantes. J'apprends leurs noms quand elles arrivent. C'est comme ça depuis le début. En fait, c'est toujours comme ça que je fonctionne. Quand j'ai des idées, ça change quand les gens arrivent, car c'est autre chose qu'ils dégagent», a-t-elle expliqué avant d'ajouter que le fait que les participantes n'aient pas nécessairement d'expérience ajoute au défi.

Le calendrier sera présenté en novembre prochain lors du gala de la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan. Rappelons par ailleurs que l'édition 2015 a permis d'amasser 19 680 $ qui ont été remis au Centre du sein de Shawinigan.

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