De la chiropratique à l'OMH

De gauche à droite: Caroline Poulin, chiropraticienne et... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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De gauche à droite: Caroline Poulin, chiropraticienne et professeure de chiropratique à l'UQTR, Karina Patenaude, finissante en chiropratique et Cécile Duval, bénéficiaire des traitements à l'OMHTR.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Un an après avoir ouvert une clinique communautaire dans les locaux de l'Office municipal d'habitation de Trois-Rivières pour offrir des traitements de podiatrie et de kinésiologie aux résidents, l'Université du Québec à Trois-Rivières bonifie son offre en ajoutant désormais des services de chiropratique.

Cette nouvelle arrive au terme d'un projet-pilote qui s'est déroulé entre le 25 mai et le 13 juillet.

Une des résidentes de l'OMH, Cécile Duval, n'en revient toujours pas du résultat des traitements qu'elle a reçus tout au long de l'été par une finissante en chiropratique, Karina Patenaude.

«J'avais une vertèbre de brisée», raconte Mme Duval. «Mon bras bougeait à peine.»

La patiente a tenu à démontrer les progrès fulgurants réalisés en bougeant dans tous les sens ce bras autrefois paralysé. «Ça va être un bon docteur en chiropratique», assure-t-elle.

La Dre Caroline Poulin, chiropraticienne et professeure à l'UQTR, seule université au Canada où s'enseigne cette discipline en français, indique qu'en plus de rendre service à la communauté, cette initiative de l'UQTR permettra de faire connaître davantage la chiropratique au grand public.

«Le chiropratique existe depuis plus de 100 ans, mais ça reste quand même un service qui est utilisé par à peu près 10 % de la population. On souhaite ardemment augmenter ce chiffre-là», indique la Dre Poulin. «C'est sûr qu'une des façons, c'est de la rendre plus accessible aux gens qui n'ont pas nécessairement les moyens de payer. C'est un bel exemple ici.»

La chiropraticienne indique que les gens pensent à la chiropratique pour les maux de cou et de dos, mais on peut aussi traiter des douleurs articulaires, des maux d'épaules, de genoux, de hanches», explique-t-elle.

Cinq étudiants de cinquième année en chiropratique, donc des finissants, ont pris part au projet-pilote de cet été et prodigué 130 traitements. La Dre Poulin et d'autres professeurs étaient toujours présents lors des traitements effectués gratuitement par les étudiants qui prenaient part au programme quatre à la fois.

Pour les finissants, ce service à la communauté représente aussi une occasion en or de mettre en pratique leurs connaissances. De vrais patients, les étudiants en voient régulièrement à la Clinique chiropratique du campus de l'UQTR.

«Toutefois, ici, on a une autre clientèle de gens qui ont une multitude de problèmes et qui ont des douleurs depuis plusieurs années. Donc, on a affaire à des gens qui ont des problèmes, parfois, depuis 20 ans», explique la Dre Poulin «et on est capable d'améliorer leur qualité de vie.»

Ce sont «des possibilités d'apprentissage uniques», fait valoir le vice-recteur à la recherche et au développement, Robert W. Mantha.

Le nouveau service a été lancé jeudi en présence du recteur, Daniel McMahon.

Le président du conseil d'administration de l'OMH, Robert De Nobile, indique que 200 résidents de l'OMH se sont prévalus des services de kinésiologie et de podiatrie offerts depuis l'an dernier.

«Les bénéfices pour les résidents sont immenses, car résoudre des problèmes de santé permet, par un effet de chaîne et un mieux-être général, de résoudre bien d'autres maux», estime-t-il.

La Clinique communautaire de l'UQTR s'inscrit parfaitement en cela dans notre vision du développement social», dit-il.

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