La coqueluche sévit encore!

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La Mauricie et le Centre-du-Québec avaient trôné au sommet des régions les plus touchées par la coqueluche en 2015.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Si la région devrait normalement être épargnée par une épidémie de coqueluche en 2016, l'année actuelle affichera tout de même un nombre important de cas de cette maladie.

La Mauricie et le Centre-du-Québec avaient trôné au sommet des régions les plus touchées par cette maladie contagieuse en 2015 avec 420 cas répertoriés, le pire dossier depuis l'année 2012 durant laquelle 266 personnes avaient été affectées par la maladie. Le total de 2015 représentait 42,2 % de l'ensemble des cas observés au Québec (993). 

Les données de janvier à août 2016 indiquent que la région a 181 personnes touchées par la maladie, ce qui la place au deuxième rang derrière Lanaudière (226) et devant Chaudière-Appalaches (155).

«La situation s'est apaisée, mais il demeure un fond, confirme la docteure Caroline Marcoux-Huard, médecin-conseil au département de la santé publique du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec. On continue d'avoir plus de cas de coqueluche que les autres années.»

La docteure Marcoux-Huard rappelle que la coqueluche est une maladie cyclique. Les années 2013 et 2014 avaient été assez tranquilles de ce côté, avec respectivement 13 et 11 cas répertoriés. C'est ce qui lui fait croire que la région ne se dirige pas vers une deuxième grosse année de suite.

«On est dans la fin de la vague de 2015. C'est le début de l'année qui a été occupé: de janvier à mai 2016, on a eu environ 150 cas. On avait plus de 10 cas par semaine de janvier jusqu'à la mi-février.»

La saison estivale, peu propice à l'observation de coqueluche, a été marquée cette année par l'arrivée de 26 cas entre la fin du mois de juin et la fin du mois d'août. De ce nombre, 18 ont été observés dans le secteur de la Vallée-de-la-Batiscan. Aucun facteur précis ne peut expliquer ce fait, mis à part la proximité de ce secteur avec Trois-Rivières qui a été particulièrement touchée durant l'épidémie de 2015.

La docteure Marcoux-Huard est confiante que la région ne subira pas de flambée du nombre de cas de coqueluche semblable à 2015. Mais une maladie contagieuse étant ce qu'elle est, toute l'équipe de la santé publique demeure vigilante, surtout en cette période de rentrée scolaire.

La vigilance est un facteur à considérer dans l'explication de l'explosion des cas de coqueluche. Les médecins sont très sensibilisés à la réalité de cette maladie. De plus, un test de dépistage qui identifie plus facilement la bactérie a probablement été plus utilisé en 2015, ce qui a pu contribuer à cibler davantage de cas.

La vaccination, la meilleure arme

Si les règles de base d'hygiène sont toujours de mise pour éviter la transmission de la coqueluche (se laver les mains, tousser dans son coude), la vaccination demeure le meilleur moyen de se protéger.

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