Accès aux soins: la région fait bonne figure

Hélene Tremblay, responsable du bloc opératoire au CIUSSS.... (François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Hélene Tremblay, responsable du bloc opératoire au CIUSSS.

François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Albert Brunelle
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie - Centre-du-Québec a amélioré ses performances en matière d'accessibilité aux soins.

La région de la Mauricie - Centre-du-Québec a vu 7500 personnes gagner l'accès à un médecin de famille en 2016. C'est donc 80 % des citoyens de la région qui possèdent désormais un médecin de famille, la cible ministérielle étant fixée à 85 % pour 2018.

Bien que ce soit moins que la croissance provinciale de 4 %, le Dr Christian Vinette, directeur des services professionnels et de la pertinence clinique, tient à préciser que cela ne dresse pas un portrait fidèle de la réalité régionale. «D'autres régions ont amorcé leur redressement avec des taux d'accès beaucoup plus bas que le nôtre, leur marge pour s'améliorer était donc plus grande. Pour nous, 2 % est un résultat positif. On était déjà à un taux de 78 %, une croissance de 2 % nous permet donc de nous positionner de façon à atteindre l'objectif ministériel de 85 %», expliquait-il.

Si le CIUSSS MCQ est sur une erre d'aller, Dr Vinette souligne qu'aucun remède miracle n'existe afin de pourvoir aux 25 000 placements qu'il reste à faire d'ici 2018. «Il n'y a pas de magie là-dedans, il faut ajouter des médecins pour répondre à la demande», résume-t-il.

Et des médecins de famille, il y en a de plus en plus en région. Depuis 2004, ils sont 225 de plus, dont 15 l'année dernière. Ces statistiques prennent d'ailleurs en compte les départs à la retraite. «Il y avait une tendance qui faisait en sorte qu'une plus grande proportion des diplômés devenaient plutôt spécialistes que médecins de famille. Aujourd'hui, cette tendance se renverse ce qui facilite leur recrutement», expose M. Vinette. «De plus, notre faculté de médecine nous donne de la visibilité auprès des jeunes diplômés», concluait-il.

Mais il n'y a pas que l'accès aux médecins de famille qui s'améliore. Le temps d'attente pour une chirurgie a lui aussi connu des améliorations. Des modifications dans la préparation des patients en vue de leur chirurgie ont notamment permis de dépasser les cibles gouvernementales en matière de délais. «On insiste désormais pour que les patients commencent leur préparation en vue de l'opération dès que la nécessité de celle-ci est constatée. Ainsi, si une personne tombe soudainement dans l'impossibilité d'être opérée, un patient préparé au préalable peut prendre sa place. Donc, ce qui auparavant était une plage horaire perdue est désormais récupérée parce que d'autres patients peuvent devancer la leur», explique Hélène Tremblay, responsable du bloc opératoire au CIUSSS MCQ.

D'autres mesures ont aussi été prises pour réduire le temps des chirurgies. «On a simplifié nos bases au maximum pour être plus efficaces. Nos chirurgiens ont maintenant tout ce qu'ils ont besoin et, surtout, juste ce qu'ils ont besoin», ajoutait Mme Tremblay.

Notons qu'au CIUSSS MCQ, ce sont plus de 40 000 chirurgies qui sont réalisées annuellement. D'ailleurs, l'étendue du territoire que couvre la nouvelle structure qu'est le CIUSSS MCQ permet de tirer le maximum de chaque bloc opératoire de son territoire. «Avec nos cinq blocs opératoires, on peut s'inspirer et intégrer des méthodes qui connaissent du succès dans un bloc afin d'améliorer l'efficacité des autres», signifiait-elle.

Par contre, à la suite de la récente sortie du ministre de la Santé Gaétan Barrette, Mme Tremblay invite les citoyens à ne pas interpréter trop strictement les données qu'il a présentées. Ainsi, elle affirme qu'une bonne partie des 4995 cas qui sont en attente d'une chirurgie depuis plus d'un an à travers le Québec ne le sont pas forcément en raison d'une mauvaise gestion. «Quand j'ai vu ce chiffre, j'ai été choquée. Mais en y réfléchissant, j'ai réalisé que la majeure partie de ces gens sont probablement tous des cas exceptionnels dont l'attente ne peut pas nécessairement être imputée au système», spécifie-t-elle. C'en est ainsi des gens qui changent d'adresse sans en informer l'administration médicale, des détenus de prison qui sont difficiles à rencontrer et des personnes qui subissent des variations dans leur état de santé. Toutes ces situations font en sorte qu'il n'est plus possible de rencontrer les délais prévus sans que cela ne soit le résultat d'un mauvais suivi du dossier.

Mais encore là, le CIUSSS MCQ fait bonne figure, estime Mme Tremblay. Seulement trois patients sont actuellement en attente d'une chirurgie depuis plus d'un an, et la responsable du bloc opératoire témoigne personnellement du fait que leur attente se prolonge pour des facteurs qui sont hors de contrôle de l'administration.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer