Des médecins de famille plus disponibles dans la Vallée-de-la-Batiscan

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Les médecins sur le territoire Vallée-de-la-Batiscan devront dorénavant offrir chaque jour à leurs patients un certain nombre de plages horaires.

La Presse

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Albert Brunelle
Le Nouvelliste

L'ensemble des médecins sur le territoire Vallée-de-la-Batiscan (secteurs Mékinac et des Chenaux) devront offrir un certain nombre de plages horaires, chaque jour, à leurs patients attitrés. La modification dans l'offre de services médicaux entrera en vigueur à partir du 22 août.

Concrètement, cela signifie que ceux qui ont besoin de consulter un médecin dans de courts délais devront faire appel, d'abord et avant tout, à leur propre médecin de famille.

«Le réflexe des gens était de se présenter au CLSC lorsqu'ils devaient voir un médecin rapidement. Désormais, les patients devront contacter leur médecin de famille puisque celui-ci offrira quotidiennement des plages horaires pour ce genre d'urgence», explique Josée Simoneau, directrice des soins infirmiers pour le CIUSSS-MCQ.

C'est donc un changement d'adresse pour les médecins qui se rapprocheront davantage de leur propres patients. Pour ce faire, les médecins réduiront leurs disponibilités dans les cliniques sans rendez-vous afin de passer plus de temps dans leur bureau personnel.

L'objectif est, en assurant une meilleure connaissance du dossier par le médecin, de réduire le temps de visite. Le temps perdu à réexpliquer sa condition dans la clinique sans rendez-vous est donc une époque révolue.

«Les patients seront aussi plus en confiance puisqu'ils connaîtront celui qui les traite», ajoute Mme Simoneau.

Bien entendu, ces nouvelles mesures ne sont disponibles que pour les citoyens qui ont accès à un médecin de famille. Le pari que fait le CIUSSS-MCQ est que la baisse de disponibilité des médecins dans les cliniques sans rendez-vous sera compensée par leur désengorgement; les patients dits «orphelins» ne devraient ainsi pas être pénalisés.

«Comme médecins, nous souhaitons prendre en charge davantage de patients orphelins et assurer une meilleure disponibilité à notre clientèle. Cette transformation nous permet d'y arriver sans diminution d'accès aux services pour la population», témoigne Dre Michèle Cloutier.

De plus, le CIUSSS-MCQ rappelle à la population que les CLSC ne constituent pas des urgences, mais plutôt des cliniques dans lesquelles la présence d'un médecin n'est pas assurée, surtout depuis la récente réforme.

«La population du territoire a l'habitude de considérer les CLSC de Sainte-Geneviève-de-Batiscan et de Saint-Tite comme des mini-urgences et de s'y rendre spontanément. Il est important de rappeler que nous n'avons pas toujours les plateaux techniques pour traiter leur problème», explique Mme Simoneau.

Toutefois, le CIUSSS-MCQ ajoute qu'une infirmière y est toujours présente lors des heures d'ouverture pour répondre aux questions de santé, de procéder à des évaluations sommaires de patients et de rediriger les patients vers les ressources compétentes, dont les médecins de famille. Rappelons que les CLSC restent habilités à prodiguer des soins de base tels les soins de plaies, les stomies, les injections et les retraits de points de suture.

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