Résidence Cooke: un an plus tard, «rien de significatif»

Si c'était à refaire, Johanne Panneton soutient qu'elle... (Photo: Francois Gervais)

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Si c'était à refaire, Johanne Panneton soutient qu'elle ferait la même chose.

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Amélie Houle
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'événement avait créé tout un branle-bas de combat dans la région, l'an dernier, à pareille date. Une résidente de Trois-Rivières, Johanne Panneton, avait dénoncé une situation de négligence au centre d'hébergement et de soins de longue durée Cooke de Trois-Rivières, via les réseaux sociaux. La Trifluvienne avoue que rien n'a véritablement changé depuis un an.

Une situation désolante déplore-t-elle, qui va au-delà du personnel. «Oui avec l'enquête, il y a eu quelques modifications, mais rien de significatif. Les employés sont à bout de souffle et depuis un an, il y a beaucoup de gens qui sont en arrêt de travail puisque c'est difficile pour eux d'avoir des congés», relate Mme Panneton.

Rappelons qu'en juillet 2015, Johanne Panneton avait publié sur Facebook une vidéo où on pouvait y voir deux résidents étendus sur le sol, appelant à l'aide, mais aucun personnel pour leur porter secours. «Au départ, j'avais tenté de dénoncer la situation au directeur de l'endroit, puisque ce n'était pas la première fois et il m'avait répondu de lui apporter des preuves. C'est ce que j'ai fait mais sur les réseaux sociaux, car il était en vacances», se rappelle-t-elle.

La seule chose qui a véritablement changé, déplore Johanne Panneton, c'est les heures de travail qui ne conviennent pas du tout au personnel. «La façon dont ils ont changé le quart de travail des employés, ça n'a pas de sens. Ils peuvent rentrer à deux heures et ils vont souper à huit heures», rapporte Mme Panneton.

Si l'événement a fait les manchettes pendant plusieurs semaines dans la région, l'an dernier, elle ne regrette pas d'avoir posé ce geste. «Je suis contente d'avoir fait ça, mais je ne pensais pas qu'avec les réseaux sociaux, ça allait réagir autant», soutient-elle.

Après un an, Mme Panneton observe que la population a commencé à oublier peu à peu l'événement et que peu de gens lui reparle de la situation. Si c'était à refaire, Johanne Panneton, qui fréquente encore l'endroit pour être au chevet de sa mère à la résidence Cooke, soutient qu'elle pourrait refaire la même chose. «C'est tellement terrible comme situation, ce sont des humains dans toute cette histoire, mais c'est certain que si j'avais à le refaire, ce serait de la même manière avec les réseaux sociaux, car je sais que sinon, il ne se passera rien», avoue la principale intéressée.

À la question de savoir qui est le responsable dans tout ça, difficile pour Mme Panneton d'avoir la réponse. «Si ça ne bouge pas et qu'il manque de personnel, est-ce que c'est une question de syndicat ou du gouvernement? Aucune idée, c'est difficile à dire pour l'instant», lance-t-elle.

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