Maltraitance faite aux aînés: les dénonciations montent de 25 %

Janick Ouimet, directrice de la Table de concertation... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Janick Ouimet, directrice de la Table de concertation des personnes aînées du Centre-du-Québec, André Lecomte, président de la Table de concertation abus auprès des aînés de la Mauricie ainsi que Céline Leblond, coordonnatrice régionale en matière de lutte contre la maltraitance des personnes aînées de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Le nombre d'appels en lien avec de la maltraitance faite aux aînés a fait un bond spectaculaire de 25 % cette année dans la région.

C'est du moins ce que constate le comité d'orientation régional en matière de lutte contre la maltraitance de la Mauricie et du Centre-du-Québec, qui tenait un point de presse mercredi en lien avec la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes aînées.

Sans pour autant conclure que les cas d'abus et de maltraitance ont explosé dans la région, le comité constate au moins que la tendance à les dénoncer est à la hausse. En effet, la ligne d'écoute «Aide Abus Aînés» a enregistré 251 appels provenant de la région cette année, contre 200 l'année précédente, soit une augmentation de 25 %.

Devant ce constat et les conséquences enregistrées dans les cas d'abus et de maltraitance aux aînés, un projet pilote mis en place dans la région il y a deux ans s'apprête à être implanté partout au Québec.

Le projet, qui consiste en une entente socio-judiciaire entre divers intervenants, dont les services policiers, le directeur des poursuites criminelles et pénales ainsi que le CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec, se veut un penchant des ententes qui existent déjà en ce qui concerne la protection de la jeunesse et du processus qui s'enclenche lors du constat d'un cas de maltraitance ou d'abus.

Par ailleurs, les initiatives se sont multipliées cette année pour sensibiliser la population et les personnes vulnérables à ouvrir les yeux et détecter les cas de maltraitance, dont le plus fréquent demeure la fraude financière par un membre de la famille ou un proche. «Souvent, les personnes qui sont victimes de fraude ont peur de parler et de dénoncer, car elles apprécient la personne mais craignent aussi de perdre sa présence, de perdre cette visite sur laquelle elles peuvent compter», rapporte Céline Leblond, coordonnatrice régionale en matière de lutte contre la maltraitance envers les personnes aînés du Secrétariat aux aînés.

Parmi ces mesures, on compte la formation de près de 150 sentinelles afin de détecter les personnes vulnérables et de les diriger vers les bonnes ressources. D'autres initiatives ont aussi été prises, comme des publicités radio, la distribution de documents d'information, des conférences, du développement de partenariat avec les pharmacies, les résidences, les HLM, ainsi que la formation d'une travailleuse de milieu.

Au cours de la prochaine année, les différents organismes formant le comité de lutte contre la maltraitance comptent poursuivre le repérage des victimes et des personnes vulnérables ainsi que travailler en partenariat avec les médecins et les propriétaires de résidences pour personnes âgées afin qu'eux aussi deviennent en quelque sorte des sentinelles.

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