Des changements d'horaire qui inquiètent dans les Centres jeunesse

Une vingtaine d'employés des Centres jeunesse ont manifesté...

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Une vingtaine d'employés des Centres jeunesse ont manifesté brièvement mercredi midi pour dénoncer les changements d'horaire envisagés par le CIUSSS-MCQ.

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(Trois-Rivières) Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Centres jeunesse Mauricie et Centre-du-Québec s'inquiète devant la volonté du CIUSSS de la région d'optimiser les horaires de travail des intervenants en Centres jeunesse.

Bien que des solutions aient été proposées à l'employeur, le syndicat craint maintenant que l'on impose des horaires qui nuiront à la fois à la qualité des services donnés aux jeunes mais aussi à la conciliation travail/vie personnelle, selon lui.

À ce jour, les horaires de travail d'un peu plus de 38 heures par semaine étaient répartis en fonction que chaque employé devait travailler une fin de semaine sur trois.

Or, les échos qui parviennent aux oreilles des employés, dans le cadre de cette optimisation des horaires, est qu'ils devront désormais travailler une fin de semaine sur deux, pour le même nombre d'heures par semaine.

Par ailleurs, il serait également question de diminuer la fréquence des réunions d'équipe, passant d'une fois aux quinze jours à une fois par mois.

«C'est majeur. Au niveau clinique, la cohérence des interventions auprès de nos jeunes, les rencontres d'équipe servent à ça. Les nouveaux horaires ne permettraient pas au personnel de se rencontrer suffisamment pour bien arrimer le travail à faire auprès des jeunes dans les unités», constate Julie Lafortune, éducatrice aux Centres jeunesse et agente de grief pour le syndicat.

De son côté, le vice-président du syndicat, Jean-Christophe Côté-Benoît, craint que ces nouveaux horaires de travail, s'ils s'appliquent, augmentent l'épuisement et la démotivation des membres.

«Ils sont à risque de départ en maladie et ça nuit à la rétention du personnel. Ce roulement de personnel crée de l'insécurité et de l'instabilité aux jeunes, ce qui nuit à leur évolution», lance-t-il.

Mercredi midi, une vingtaine d'employés ont profité de la pause du midi pour sortir devant les locaux du pavillon Bourgeois et manifester leur appui au syndicat. Une centaine d'employés pourraient être touchés par cette réorganisation des horaires, selon le syndicat, qui précise avoir fait ses devoirs et avoir proposé des alternatives qui respectent les barèmes fixés par l'employeur.

«Les gens ici ont fait la démarche pour trouver des horaires qui conviendraient autant aux besoins des jeunes qu'à la conciliation travail/vie personnelle. On dirait qu'on n'en tient pas compte. On fait semblant de nous consulter. On n'est pas capable de discuter avec l'employeur et d'avoir l'heure juste. Les relations de travail sont très difficiles présentement», rapporte M. Côté-Benoît.

«Le budget prend le dessus au détriment de la qualité des services offerts aux jeunes», ajoute Julie Lafortune.

Du côté du CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec, on précise qu'aucune décision n'a encore été prise, bien qu'on confirme que le scénario décrit plus haut fait partie des avenues à l'étude.

«Nous travaillons en étroite collaboration avec le syndicat pour trouver un scénario qui assurera la meilleure couverture possible. Nous souhaitons maintenir une communication fréquente entre les intervenants et les gestionnaires. Nous mettons au coeur de notre prise de décision l'accès et la qualité des services pour les jeunes et leurs familles», a fait savoir Anne-Sophie Brunelle, conseillère en communication au CIUSSS-MCQ.

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