Il n'y a pas d'âge pour donner

Nicolas Bachand (en avant), Nicole Tremblay-Martel, Mario Bourassa... (Andréanne Lemire)

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Nicolas Bachand (en avant), Nicole Tremblay-Martel, Mario Bourassa et Mario Béland travaillent tous pour la même compagnie, impliquée depuis plusieurs années chez Leucan. Nicole Tremblay-Martel, une habituée, en était d'ailleurs à sa quinzième participation consécutive.

Andréanne Lemire

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Shawinigan) «Souvent, les enfants doivent convaincre leurs parents de participer au défi. Rares sont les parents qui vont dire oui d'emblée», reconnaît Carol Beaudry, directrice des services aux familles de Leucan.

Elle assure toutefois que la décision que prennent les jeunes qui décident de se raser la tête est très éclairée. «Les enfants sont très conscients de ce qu'ils font. Ils sont engagés dans leur geste, ce n'est pas un coup de tête. C'est réfléchi d'avance», constate-t-elle. 

L'âge minimum pour y participer a été fixé à 7 ans. Jusqu'à ce que le premier coup de rasoir soit donné, les enfants sont libres de se décommander. «Ils peuvent refuser de le faire jusqu'au dernier moment, il n'est jamais trop tard pour changer d'idée», mentionne Mme Beaudry.

Les enfants étaient nombreux pour cette septième édition du défi à Shawinigan.

«On entend souvent dire que les jeunes sont individualistes, mais je pense que ça montre à quel point ils restent connectés à ce qui se passe autour d'eux et que ça les touche», estime Carol Beaudry. «Ça prend des jeunes qui pensent que leur geste peut faire une différence».

Le père d'Olivia débordait de fierté devant ce geste initié par sa fille. «On est super fier. C'est elle qui a décidé de faire ça par elle-même.» C'est par Internet et via les réseaux sociaux qu'elle a réussi à amasser près de 500 $. Une fois sa décision prise, jamais Olivia n'a eu de doutes.

«J'étais sûre. Je ne savais pas trop de quoi j'allais avoir l'air parce que c'est la première fois, mais j'aime ça», assure-t-elle.

Deux amies d'Olivia l'ont accompagnée pour ce grand moment. Celles-ci ne cessaient de toucher le crâne dégarni de leur copine, impressionnées par tant de courage. Gageons qu'elle leur donnera envie d'y participer dans les prochaines années.

En tout, 39 participants ont posé le grand geste de mettre leur tête à prix, ce qui a permis d'amasser la somme de 36 332 $.

Une 15e participation

Cet évènement est presque devenu un rendez-vous annuel pour Nicole Tremblay-Martel alors qu'elle dévoilait son crâne pour la quinzième année consécutive. Chaque fois, c'est le souvenir de ses trois amies décédées du cancer qui lui revient en tête. La première fois qu'elle a abandonné sa longue chevelure, ce n'était toutefois pas lors d'un défi Têtes Rasées.

«Mon amie avait le cancer et elle ne voulait pas mettre sa perruque parce qu'il faisait trop chaud. Je m'étais fait raser par solidarité». Mme Tremblay-Martel précise qu'elle avait les cheveux jusqu'aux cuisses à cette époque. «Après ça, je ne voulais plus avoir les cheveux longs. Les cheveux, ça repousse. Un membre, ça ne repousse pas», rappelle-t-elle.

Chaque année, elle sollicite la compagnie pour laquelle elle travaille. Parfois, elle réussit à convaincre quelques collègues de se faire raser.

Pour les autres, elle leur dit «si tu ne veux pas te faire raser, mets-de l'argent dans le pot», lance-t-elle en riant.

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