La CSN manifeste

Une centaine de délégués de la Confédération des... (François Gervais)

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Une centaine de délégués de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ont convergé vers le bureau du député libéral de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, afin de dénoncer le glissement vers la privatisation dans le réseau de la santé et des services sociaux.

François Gervais

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Une centaine de délégués de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ont manifesté jeudi après-midi à Trois-Rivières pour s'élever contre la privatisation tranquille dans le milieu de la santé imposée par le gouvernement Couillard. Ils exigent un moratoire sur les transferts de ressources professionnelles des CLSC vers les Groupes de médecine familiale (GMF) privés et à but lucratif.

C'est devant les bureaux du député libéral de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, qu'ils se sont rassemblés. Ils rappellent que la Mauricie ne sera pas épargnée par ces transferts.

«Dans la région de Trois-Rivières, de tels transferts sont prévus, mais le CIUSSS n'a pas encore précisé comment le déploiement s'effectuera», soutient la vice-présidente de la Fédération des professionnelles-CSN, Nancy Corriveau.

Cette directive ministérielle deviendra effective en juin. Les gestionnaires des CIUSSS font actuellement la tournée des GMF afin de déterminer avec les médecins quels sont leurs besoins en terme de professionnels et de travailleurs sociaux.

Les délégués de la CSN ne comprennent pas l'urgence de mettre en place cette mesure alors que les CLSC ont prouvé leur effectivité.

«Pour nous, il est clair que ces transferts mettent à mal la recette des CLSC, qui a fait ses preuves», martèle Mme Corriveau.

Dans certaines régions, c'est la moitié des travailleurs sociaux qui ont quitté pour les GMF. Elle ajoute qu'on peut craindre la même chose pour la Mauricie.

«Le ministre Barrette est incapable de nous assurer que les clientèles suivies en CLSC pourront continuer de recevoir les services dont elles ont besoin, même si elles ne sont pas inscrites auprès d'un médecin de famille», explique quant à elle Mélissa Gaouette, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux. C'est très préoccupant, car les travailleuses sociales interviennent souvent auprès des personnes à risque, en marge de la société, aux prises avec des problèmes de santé mentale, de toxicomanie, de violence domestique», ajoute-t-elle.

«Les travailleurs sociaux en CLSC ne seront pas remplacés», craint Nancy Corriveau. «On enlève un service de proximité aux gens. On ne voit pas du tout ce que ça vient ajouter. On pense que les services psycho-sociaux doivent rester en CLSC».

Pour éviter que cette mesure soit imposée trop rapidement, ils ont lancé une pétition à l'Assemblée nationale visant à imposer un moratoire sur les transferts de ressources professionnelles.

Dès la semaine prochaine, la CSN compte mettre en place une vaste campagne de mobilisation et d'information pour contrer la privatisation tranquille et dénoncer les politiques d'austérité.

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