Un programme de traitement des troubles alimentaires

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L'entente a été annoncée par le recteur, Daniel McMahon que l'on aperçoit ici à gauche en compagnie du directeur général du CIUSSS MCQ, Martin Beaumont et de la directrice du programme LoriCorps de l'UQTR, Johana Monthuy-Blanc.

Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Au Québec, 300 000 personnes sont susceptibles de développer un trouble de comportement alimentaire (TCA). En Mauricie, on en compte potentiellement entre 300 et 500, sans compter l'hyperphagie boulimique et le TCA des jeunes athlètes qui consomment toutes sortes de produits pour être plus musclés ou qui se privent de manger pour être plus minces.

À l'occasion du deuxième Symposium international sur les troubles alimentaires qui se tenait vendredi à l'Université du Québec à Trois-Rivières, le laboratoire LoriCorps de l'UQTR, dirigé par la professeure Johana Monthuy-Blanc et le CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec ont annoncé qu'ils entreprennent une collaboration afin d'expérimenter, à partir du mois de septembre, un programme d'intervention sur les TCA unique au Québec auprès d'hommes et de femmes de tous les groupes d'âges ayant des troubles de comportement alimentaire légers à modérés.

«Financièrement, c'est un investissement d'environ 150 000 $», indique Martin Beaumont, directeur général du CIUSS MCQ, mais un investissement qui pourrait rapporter gros, explique-t-il, puisque la prévention coûte beaucoup moins cher que les traitements médicaux et l'hospitalisation, fait-il valoir.

Cette somme servira à la mise en place d'un programme de recherche à l'UQTR. Toutefois, afin de passer de programme en incubation à service public, cette expérience devra porter les fruits escomptés, dit-il.

Les bénéficiaires du programme «vont devoir démontrer des améliorations de qualité de vie, des changements de comportement, une amélioration du poids, une amélioration de l'estime de soi et une augmentation des activités courantes. On va se fier à leurs rapports pour dire que c'est un projet à maturité et on va l'intégrer», dit-il.

L'équipe sera composée de nutritionnistes, d'ergothérapeutes, de psychoéducateurs, de médecins, de psychologues et de chercheurs qui travailleront en collaboration avec les médecins.

Les personnes aux prises avec des TCA qui prendront part au programme bénéficieront aussi des nouvelles technologies thérapeutiques de cyber santé dans le cadre de leur thérapie, notamment le fameux cyber corps ou corps virtuel du laboratoire LoriCorps.

«Cet outil a été développé en collaboration avec les départements de génie électronique et de génie informatique», rappelle le recteur, Daniel McMahon, qui a procédé à l'ouverture du symposium, vendredi. Il sert à mesurer «la perception et la distorsion de l'image corporelle chez les personnes à risque de développer ou présentant un trouble de comportement alimentaire», explique-t-il.

«Seulement six universités au monde exploitent présentement cette technologie-là», précise de son côté le directeur du CIUSSS MCQ.

L'accès, dit-il, va commencer en septembre. «Ce sera publié dans l'ensemble de la Mauricie et du Centre-du-Québec», prévoit-il.

Des ententes sont intervenues entre le projet conjoint UQTR-CIUSSS, l'école Chavigny et le Collège Laflèche afin de suivre les jeunes athlètes et, dans le cas du Laflèche, les étudiants en commercialisation de la mode.

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