Réforme Barrette: 120 postes en moins depuis un an dans la région

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

Agrandir

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(TROIS-RIVIÈRES) Un an après l'entrée en vigueur de la loi 10, réformant le système de santé, les différents syndicats représentant les infirmiers, infirmières et inhalothérapeutes de la région tracent un bilan extrêmement sombre de la réforme Barrette, qui a notamment entraîné l'abolition des agences de santé et donné naissance aux CIUSSS un peu partout au Québec.

Claire Montour, présidente de la FSQ et Andrée... (Archives, Le Nouvelliste) - image 1.0

Agrandir

Claire Montour, présidente de la FSQ et Andrée Guillemette, présidente du SIIIACQ-CSQ.

Archives, Le Nouvelliste

Louise Chabot, présidente de la CSQ.... (Olivier Croteau) - image 1.1

Agrandir

Louise Chabot, présidente de la CSQ.

Olivier Croteau

Réunis en colloque dans le secteur Pointe-du-Lac avec leurs délégués, mardi, le Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes, infirmières auxiliaires du Coeur-du-Québec (SIIIACQ), la Fédération de la santé du Québec (FSQ) ainsi que la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ont dénoncé les effets de cette réforme sur le personnel hospitalier, mais également sur les services offerts à la population et sur l'accessibilité au réseau de santé.

Depuis un an, en Mauricie et au Centre-du-Québec, ce sont 120 postes qui ont été abolis ou qui n'ont pas été remplacés, rapporte la présidente du SIIIACQ Mauricie et Centre-du-Québec, Andrée Guillemette.

«Les remplacements ne sont pas donnés, ça fait partie de leur façon de faire des coupes. Ça entraîne automatiquement une très grande diminution des heures de soins. Ça représente une surcharge de travail qui ne fait qu'augmenter de façon constante. Le personnel est à bout de souffle et tente de garder les services de santé dans un état humainement acceptable», constate Mme Guillemette, dont l'organisation représente plus de 1900 membres dans les établissements de santé de la région.

Andrée Guillemette ajoute que le temps supplémentaire obligatoire est toujours présent pour ses membres, ce qui nuit considérablement à la conciliation travail-famille, mais affecte aussi directement le moral des troupes. Récemment, l'urgence de Louiseville, à titre d'exemple, a connu une coupe de postes importante, avec dix postes en moins sur 43 travailleurs.

De son côté, la présidente de la CSQ Louise Chabot a rappelé que ce n'était pas la qualité des soins qui était remise en cause, mais bien le niveau d'accessibilité.

«Le ministre Barrette a fait fausse route, on lui a dit, mais il persiste et signe et personne ne l'arrête. Actuellement, on assiste à la privatisation en très grande vitesse. La lunette et l'agenda de ce ministre, c'est une réorganisation pour les médecins par un médecin», constate-t-elle.

Mme Chabot signale que le dernier budget faisait état d'un taux de croissance de 2,7 % des dépenses en santé, alors qu'il aurait fallu au moins 3 % de plus pour que le système de santé puisse minimalement prétendre à une croissance et un développement.

«Nous allons revendiquer que quelqu'un arrête le ministre Barrette car cette réforme va faire une grande saignée dans ce qu'on connaît comme système de santé», ajoute Louise Chabot.

Les députés interpellés

C'est aux députés de la région que la présidente de la FSQ, Claire Montour, en appelle désormais.

«Ils ont des mandats et sont redevables à la population de la région qui les ont élus. Leur mandat est de s'assurer pour chacun que leur communauté reçoit sa juste part des programmes de santé publique, et qu'en ce sens, ils peuvent demander un redressement d'une situation qu'ils considèrent injuste», fait-elle savoir, indiquant que ce mandat est clairement mentionné sur le site de l'Assemblée nationale.

«Ils sont redevables parce qu'ils ont été élus pour veiller au respect des droits et des intérêts des citoyens. Quand on regarde ce qui se passe en santé dans la région, il est urgent que nos élus assument leurs responsabilités et interviennent auprès du ministre Gaétan Barrette», croit Claire Montour.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer